BULLION: commune française du département des Yvelines (78)
 
 

L’historique de la commune de BULLION a été rédigé à partir des sources d’informations suivantes :
  - Archives départementales des Yvelines et de l'ancienne Seine et Oise,
  - Archives communales,
  - Données démographiques de l’INSEE,
  - Note de l’abbé VITRY, curé de Bullion à la Société Archéologique de Rambouillet, en 1869,
  - Monographie de Bullion, rédigée en 1899, par Julie ROUSSELLE directrice de l’école des filles de Bullion,
  - Revue de la Société Historique de Saint Arnoult et de sa région :
      - L’église Saint Vincent de Bullion – Elisabeth LAUNAY (1973),
      - Le bassin de la Rémarde (1986).
  - Documents des associations de Bullion :
       - Les Amis de Bullion (Eglise Saint Vincent - Saint Sébastien),
       - Les Amis de Moutiers (Chapelle Sainte Anne - Sainte Scariberge de Moutiers),
  - Mémoire de maîtrise (135 pages) « La société rurale et les structures agraires à Bullion »
    rédigé par Gisèle LEDOUX en 1972,
  - Plan de Bullion réalisé par Augustine PILLON en 1887,
  - Documents et anecdotes de Narcisse SINGEOT (ancien maire de Bullion),
  - Documents de Marie-Thérèse LE MÉTAYER
  - Autres sources (habitants de Bullion et des environs, documents divers, etc.).

  Rédaction, plans, graphiques, photos en couleur récentes:   Daniel PICARD ©

Ce site est mis à jour et complété périodiquement. Cet historique a été réalisé à partir de plusieurs milliers de pages issues d'archives diverses et variées. Ce quantitatif important d'archives a parfois révélé pour un sujet donné des descriptions différentes et parfois contradictoires. C'est la raison pour laquelle si vous découvrez des "incohérences",
je vous serais reconnaissant de le signaler par courriel à l'adresse suivante:   

picard.558@free.fr             visiteurs

Merci d'avance.

 

En clicquant sur les médaillons de cette page (photos, Cartes Postales Anciennes, etc.) il est possible d'afficher des vues de plus grand format, de visualiser généralement des photos récentes des lieux pour les CPA et d'accéder à des explications complémentaires.

L'accès direct à un item donné peut se faire en clicquant sur la ligne correspondante du sommaire ci-dessous.

 

mise à jour:  3 avril 2011  
  Historique des modification majeures


Sommaire
  1
Informations générales  
7
Historique
  2
Géographie     La seigneurie de Bullion
  Les Yvelines     Les maires de Bullion
  Bullion     L'église Saint Vincent - Saint Sébastien
3
Rivières, étangs, forêt et chemins     Le prieuré Saint Anne de Moutiers
  Rivières     Les châteaux et manoirs
  Etangs     Les moulins à eau
  Forêt     Les écoles
  Les chemins et sentes     Les commerces
4
Sites et patrimoine communal     La ligne de chemin de fer Paris Chartres
5
Évolutions au fil des siècles  
8
Personnalités, sportifs d'hier et d'aujourd'hui
  Bullion en 1764  
9
Anciennes photos et cartes postales
  Bullion en 1825  
10
Historique des noms de rues
6
Démographie     Visite des rues (Street View)
  Evolution au cours des deux derniers siècles  
11
Paysages de Bullion et photos insolites
  Bullion aujourd'hui      
Informations générales              
   Pays.............................................. France (code pays FR)
   Région.......................................... Île-de-France
   Département................................. Yvelines (78)
   Arrondissement............................ Rambouillet
   Canton......................................... Saint Arnoult en Yvelines
   Communauté de communes.........  
   Code INSEE.................................. 78120
   Code postal.................................. 78830
   Latitude........................................ 48°37’20’’ Nord
   Longitude..................................... 01°59’48’’ Est
   Altitude......................................... mini :93 m (La Picardie)
maxi :178 m (Plaine de Ronqueux)
   Superficie..................................... 2 090 ha soit 20,90 km²
   Population.................................... 1 951 habitants (recensement de 2007 [1] )
   Densité de population.................. 93 hab/km²
   Gentilé.......................................... Bullionnais, Bullionnaise
   Territoire communal..................... 61 % forêt, 31 % terre agricole, 8 % espace urbain
   Distance / Paris............................ environ 50 km par rapport à la cathédrale Notre Dame
   Fondation..................................... époque franque, dynastie des carolingiens
   Nom actuel................................... depuis décembre 1621, soit bientôt 400 ans ! ! !
(Claude de Bullion est l'éponyme de la commune)
   Rivière principale......................... L’Aulne, rivière alimentant en final la Seine
    [1] population municipale ou sans double compte
Géographie
 Le département des Yvelines
 

En 1964, le département de la Seine et Oise, devenu trop peuplé, est découpé en six nouveaux départements, dont les Yvelines.

Le département des Yvelines a réutilisé le code départemental 78 de l'ancien département de la Seine et Oise.

Le département des Yvelines a été créé officiellement le 1er janvier 1968.

Le nom du département s'inspire du nom de l'ancienne forêt d'Yveline, constituée en partie par l'actuel massif forestier de Rambouillet.

Le nom d’Yveline aurait pour origine étymologique le mot celtique ioline qui signifie abondant en eau.

Ce département comporte 4 arrondissements, 39 cantons et 262 communes.

La superficie du département est de 2 284 km².

La population au 1er janvier 2007 était de 1 403 957 habitants (population municipale) soit une densité de 614 hab/km².

 Plan général de BULLION

 



 

Blason de la commune de Bullion (Yvelines).

D’azur, au lion d'or, issant de trois fasces ondées d’argent

issu de celui de la famille de BULLION

La commune de Bullion, située dans le département des Yvelines, est la seule à porter ce nom en France.

Par la route, le village de Bullion se situe à environ 15 km de Rambouillet, 12 km de Dourdan (6 km de la sortie no 10 de l'autoroute A10), à 15 km de Saint-Rémy-lès-Chevreuse (RER B).

Le territoire de la commune de Bullion fait partie du Parc Naturel Régional de la haute vallée de Chevreuse.

Le village de Bullion se situe à la lisière de la forêt de Rambouillet.

En partant du nord et en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, les huit communes limitrophes de Bullion sont Cernay-la-Ville [0,4 km] , Choisel [1,4 km], Pecqueuse [2,2 km], Bonnelles [5,4 km], Rochefort-en-Yvelines [5,5 km], Saint-Arnoult-en-Yvelines
[2,1 km], Clairefontaine-en-Yvelines [1,1 km] et La Celle-les-Bordes [8,5 km].

Les distances précisées entre [crochets] indiquent la longueur de la limite commune.

Toutes ces communes sont situées dans le département des Yvelines, à l'exception de Pecqueuse qui fait partie du département de l'Essonne.

La commune comprend:
     - le village,
     - les hameaux  de Moutiers, Longchêne, les Carneaux,
     - les lieux-dits de Ronqueux, la Claye, la Boulaye, la Grouaille, le moulin de Béchereau, la Picardie, le Gué d’Aulne, la Galetterie,
       Aumont,

La commune de Bullion a un périmètre d'environ 27 km. La largeur Ouest – Est maximum est de 6,2 km. La largeur Nord – Sud maximum est de 6,5 km.
La diagonale maximum est de 8 km.

Le dénivelé maximum de la commune est d’environ 85 m entre la plaine de Ronqueux (altitude max) et la Picardie (altitude min).

Les lieux dits de la ferme de l’Érable et de la Poterie (présents sur le cadastre "napoléonien" de 1825) ne sont plus des lieux d’habitation aujourd’hui (sites détruits ou en ruine).

La ferme de l’Érable a été détruite en 1941 par l’explosion d’un dépôt de munitions.

La commune est traversée par la route départementale D149 du nord au sud ainsi que par la route départementale D132 de l'est au sud-ouest.
Ces deux routes, d'une longueur totale de 12,8 km sur le territoire de la commune, se croisent au niveau du centre du village.

La route départementale D61 permet la liaison entre le hameau des Carneaux et le village de La Celle-les-Bordes. La longueur de cette voie est de 1,7 km sur le territoire communal.

La route départementale D27 traverse la commune sur 2,3 km dans sa partie sud-ouest.

La route départementale D988 est limitrophe avec la commune de Bonnelles sur 220 m.

Les routes départementales D27 et D132 se croisent au niveau du carrefour de Crussol, nom ayant pour origine historique le mariage, en 1706, d'Anne Marie Marguerite de Bullion, descendante de Claude de Bullion avec Jean Charles de Crussol, duc d'Uzès.

La longueur de la voirie communale est de 16,8 km, celle de la voirie départementale de 16,9 km.

Avant le 1er janvier 1968, Bullion était une commune du département de la Seine et Oise qui avait été créé le 4 mars 1790.
Bullion a d'abord appartenu au canton de Rochefort puis à celui de Dourdan-Nord à partir de 1801.



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Rivières, étangs, forêt

Rivières:

Au niveau de la commune, les rivières ou ruisseaux suivants prennent leurs sources, traversent son territoire ou servent de limites avec les
  communes voisines:

▪ La rivière l' Aulne, après avoir arrosé la commune de La Celle-les-Bordes en amont sous le nom de La Celle, fait son entrée sur la
    commune au pont de Chambernoux.

  L’Aulne quitte la commune au lieu dit la Picardie (pont du Bourgneuf ) pour rejoindre la commune de Rochefort-en-Yvelines.

  L’Aulne se jette dans la Gloriette qui rejoint la Rémarde, ces deux jonctions se font successivement sur les communes de Longvilliers et   de Saint-Cyr-sous-Dourdan.

  La Rémarde se jette ensuite dans l’Orge qui rejoint finalement la Seine.

  Sur le cadastre "napoléonien" de 1825, l’Aulne portait le nom de ruisseau de la Celle dans sa partie supérieure (jusqu'au village)
  et de rivière du Bourgneuf dans sa partie inférieure.

Abreuvoir situé sur la Celle (l'Aulne aujourd'hui) à l'entrée de BULLION en venant de Moutiers
(début des années 1900)
abreuvoir de BULLION  

▪ Le ruisseau du Cousin se jette dans l'Aulne au niveau du village

▪ Le ruisseau de la Tasse descend les coteaux de Longchêne pour rejoindre le ruisseau du Cousin au niveau des prés de Vaubersan.

▪ Le ruisseau des vallées noires et le ruisseau la Claye se rejoignent en amont du hameau de Moutiers
   pour former le ruisseau Sainte Anne. Le ruisseau Sainte Anne se jette dans l'Aulne en amont du Gué d'Aulne.

▪ Le ruisseau de la Pierre du Jeu prend sa source en bordure ouest de la plaine de Ronqueux et se jette dans l’Aulne au niveau
   du moulin de Béchereau.

▪ Le ruisseau de l’Érable (ou Blain) prend sa source près de l’ancienne ferme de l’Érable (aujourd’hui détruite) sur la plaine
   de Ronqueux, avant de devenir la Gloriette après le hameau de Malassis sur la commune de Forges les Bains.

▪ Le ruisseau de Guette alimente les cressonnières qui sont situées à proximité de l’ancien manoir de Guette avant de se jeter
   dans l’Aulne.

▪ Le ruisseau de la Rabette définit en partie la limite avec la commune de Saint Arnoult-en-Yvelines. La Rabette se jette dans la
   Rémarde à Longvilliers

la rivière l'Aulne
le ruisseau la Rabette
le ruisseau la Claye
le ruisseau Sainte Anne
le ruisseau de Guette

 
   Les vallées de l'Aulne, de la Gloriette et de la Rabette ont été déclarée sites inscrits au titre de la protection des sites et monuments
   naturels (arrêtés du 17/03/1981 et du 05/09/1989)

   Ultérieurement, un périmètre plus restreint de la vallée de l'Aulne et ses abords a été déclaré site classé (décret du 03/05/1995).

Plan sites inscrits et classés


  Les étangs:

 ▪  L'étang des Valentins:
    Cet étang privé, d'une superficie de 6 ha, a été aménagé en 1972. Il est composé de deux plans d'eau séparés par une digue.

    Initialement, cet étang devait permettre l'élevage de différentes variétés de poissons afin d'assurer l'empoissement des rivières
    et étangs.

▪  L'étang de Vaubersan:
     Ce plan d'eau a une superficie de 1 ha, ses abords sont ouverts au public.

     Cet étang et les bois environnants (7 ha au total) ont été préemptés par la commune puis rétrocédés au département  en 1997.

     L'entretien courant, la gestion des droits de pêche, l'empoissonnement sont assurés par  l'Amicale de Pêche de Bullion.

 

 

La forêt:

  Évolution de 1828 à nos jours:

 
année
superficie
% territoire
variation
ha par an
% par an
 1828  
   609 ha  
29,1%
     
 1914  
   865 ha  
41,4%
256 ha
2,98
0,14%
 1947  
1 030 ha  
49,3%
165 ha
5,00
0,24%
1995 
1 270 ha  
60,8%
240 ha
4,53
0,22%

L'espace forestier a doublé de superficie depuis 1828 et représente aujourd'hui environ 61% du territoire de la commune.
L'extension de la forêt s'est d'abord faite au détriment des terres agricoles les plus pauvres qui ne sont plus exploitées au fur et à mesure de l'exode rural.

Par la suite, l'extension est provoquée par l'abandon de l'exploitation ou de l'entretien de nombreuses parcelles agricoles.
Cette augmentation représente, depuis près d'un siècle, une extension moyenne de la forêt de plus de 4 ha par an (0,2% de la superficie du territoire).

Une carte réalisée en 1887 permet d'apprécier cette évolution par rapport à la situation actuelle (carte IGN 2215 OT par exemple).
Cette carte a subi une rotation afin de présenter le nord en haut de page.

Une partie de la forêt domaniale de Rambouillet, située à l'ouest du hameau de Moutiers, est intégrée à l'espace forestier communal.

Le bois de Ronqueux est propriété du département des Yvelines ainsi qu’un ensemble boisé d’environ 7 ha avec étang situé à Vaubersan.

Le décret publié le 11 septembre 2009 portant classement comme forêt de protection de la forêt de Rambouillet sur le territoire de la commune concerne la presque totalité de l'espace forestier pour une superficie de 1 132 ha (périmètre détaillé):
  - 240 ha de forêt domaniale (ministère de l'agriculture),
  - 150 ha de forêt départementale,
  - 19 ha de forêt communale,
  - 60 ha de forêt affectés à d'autres ministères (bois de Longchêne),
  - 662 ha de forêt privée.

Le massif forestier de Rambouillet fait partie des zones dont le maintien s’impose pour des raisons écologiques et pour le bien-être des populations.


Les chemins et sentes

Aujourd'hui, les chemins et sentes ouverts au public représentent une longueur de 50 km se répartissant de la façon suivante:
  - 26 km de chemins ruraux,
  - 3 km de sentes rurales,
  - 7 km dans les bois départementaux et communaux,
  - 11 km de routes forestières situées en forêt domaniale,
  - 3 km de chemins d'exploitation communaux.

Les sentes et chemins ruraux appartiennent au domaine privé de la commune.

Le premier Etat de Reconnaissance des Chemins Ruraux (et sentes rurales) date de 1889 suite à la loi du 20 août 1881(plan  description).
La carte réalisée en 1887 permet aussi de situer les chemins par rapport aux autres voies de communication et à l'espace forestier.

Suite aux remembrements et à diverses opérations (intégration à la voirie communale, échanges divers), la longueur totale de ces chemins et sentes a diminué depuis 1889.

Le chemin de grande randonnée GR1 (d’une longueur de 670 km en Ile-de-France autour de Paris) emprunte le territoire de la commune de Bullion sur environ 4km. Il traverse le hameau de Moutiers où figurent les panneaux ci-dessous.

           

 

Les cressonnières

   Plan des cressonnières selon le cadastre "napoléonien" de 1825

Les cressonnières [1] se situent en bordure de la rue du vieux pressoir [2], à proximité de l'ancien manoir (ou ferme) de Guette et de l'actuel domaine des Aulnes.

Elles sont alimentées par le ruisseau de Guette.

La construction de ces bassins remonterait aux environs de 1815 (en tout cas avant 1825).

Etait-ce un lieu de culture du cresson ?

On peut en douter, compte tenu de l'absence d'une source d'eau à gros débit, des pièces d'eau trop larges et trop profondes.

La proximité du manoir (ou de la ferme) de Guette laisserait plutôt penser à une pièce d’eau utilisée à des fins d'agrément. Ces bassins contribuaient aussi à assainir le secteur par rapport à l'importance des eaux de ruissellement et assuraient donc une fonction de rétention pour un bassin versant de 108 ha.

Concernant le manoir de Guette (ou la ferme), on peut distinguer une mare [3] dans la cour et quatre tourelles dont l'une d'entre elles [5] abritait un pressoir d'où le nom donné aujourd'hui à la rue adjacente (rue du vieux pressoir).

La route des Aulnettes [4] fait face à l'entrée de l'ancien manoir.

                 en 2007
                 en 2008
          en 2010 (hiver)
 

  

La rénovation des bassins des Cressonnières a débuté en 2008.

Une sente a été créée et assure la liaison entre la rue du vieux pressoir et le rond point des Framboisines.

 

Les tourbières

Sur le territoire de la commune de Bullion, il existe encore plusieurs tourbières dans les zones humides de la Galetterie et de Moutiers.

Ces milieux sont protégés. Deux secteurs humides de la forêt domaniale de Moutiers sont classés Natura 2000.

Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels ou semi-naturels ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles, rares et menacées qu'ils contiennent.

Une tourbière peut comporter plusieurs mètres de tourbe formée par l'accumulation de débris végétaux. La tourbe est une roche combustible renfermant du carbone.

Durant la dernière guerre, une exploitation de tourbe a existé à Béchereau suite à des travaux de drainage.

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Sites et patrimoine communal

L'église Saint-Vincent Saint-Sébastien du village

La construction de l'édifice débuta au 11è siècle, se poursuivit aux 14è et 16è siècle pour se terminer aux 17è et 18è siècle.

En 1629, les verrières furent données par Claude de Bullion

L'an 1732 verra la construction de la sacristie.

Un second patron, Saint Débastien, complète le nom de l'église.

Le cimetière, initialement situé près de l'édifice fut transféré vers 1816 au lieu actuel, rue de Noncienne.

Cette église a été classée à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 13 juillet 1962.


façage ouest

▪ Les lavoirs

Il existe quatre lavoirs sur le territoire de la commune (les deux premiers sont alimentés par une source d'eau):

 - le lavoir des Valentins, construit en 1877 avec les matériaux provenant de la démolition de l'ancienne école située près de l'église, a été
   rénové en 1990. Il se déverse dans le ruisseau du Cousin,

 - le lavoir du hameau de Moutiers, construit en 1868. Il se déverse dans le ruisseau Sainte Anne,

 - le lavoir de la rue Saint-Vincent dans le bourg, construit en 1838, était alimenté par une source d'eau. Un réservoir permettait le stockage
   de l'eau
,

 - le lavoir du hameau de Longchêne situé en bordure d'une mare.

le lavoir de Longchêne
le lavoir de Moutiers
le lavoir des Valentins
le lavoir rue Saint Vincent
   
avant rénovation
 
     

 

Les manoirs

Sur le cadastre "napoléonien" de 1825, on dénombre trois manoirs (Longchêne, Les Carneaux, Guette).

Aujourd’hui, les manoirs de Longchêne, de Guette et leurs bâtiments annexes ont été divisés en demeures d’habitation.

Le manoir de Longchêne aurait été construit au 16è siècle. Il possédait une immense cheminée édifiée sous Henri IV.

   

La chapelle Saint-Claude de Longchêne (édifice attesté au 18è siècle) était située dans le périmètre du manoir.

Au fil du temps, cette chapelle a été transformée en étable puis en maison d'habitation.

 

Le manoir de Guette daterait du 16è siècle. Toutefois en 1482, les écrits mentionnent la terre et le fief de Guette.

   


Le manoir des Carneaux a été rénové à la fin du siècle dernier. Il fut la résidence des seigneurs de Bullion et de la famille Crussol d’Uzès.



▪ Les châteaux

Le château du Gué d'Aulne ou de Guédone fut construit par l' éditeur Fayard à la fin du 19e siècle . 

Gué d'Aulne


Le château actuel de Ronqueux (de forme triangulaire) a été bâti en 1910 à proximité des vestiges d’un ancien château (de forme quadrilatère).

château de Ronqueux

 

▪ Les moulins à eau

  Sur la carte de Cassini datant de la fin du XVIIIè siècle, en visualisant le secteur de Bullion, on dénombre six moulins:

   - sur le cours de la Rabette : le moulin de la Poterie

   - sur le cours de l’Aulne (d’amont en aval): les moulins de Chambernoult, Béchereau, les Carneaux, la Galetterie, le Guédone.

Le dénivelé de l'Aulne sur le territoire de la commune est d'environ 25m.

Aujourd’hui, ces moulins ne sont plus en service. Ils ont été transformés en maison d’habitation à l'exception du moulin de la Poterie
 qui est en ruine et du moulin de Chambernoult qui n'existe plus
.

Il est encore possible d’apercevoir les aménagements de certains biefs. Le bief constitue le canal de d'amenée d'eau jusqu'à la roue
 hydraulique du moulin.
 Le bief doit être le plus droit et le plus plat possible afin de limiter les pertes de charge et d'augmenter la hauteur de chute au niveau de la  roue hydraulique. La "puissance" de la roue d'un moulin dépend  directement du débit d'eau et de la hauteur de chute d'eau au niveau de
 la roue (différence niveau amont - niveau aval).

 

le moulin de Béchereau 
 côté amont
le moulin de Béchereau 
 côté aval
plan du moulin de la Galetterie (1825)
chute d'eau du moulin de
la Galetterie

 

▪ Le site Sainte Anne de Moutiers,

Ce site se compose de l'ancien prieuré Sainte-Anne Sainte-Scariberge (appelé aujourd'hui chapelle), d'une fontaine, d'un lavoir et d'un abreuvoir.

La fontaine, aujourd'hui aménagée, est une ancienne source «druidique» qui avait la réputation de guérir la stérilité et de protéger les récoltes.

Origine du nom Sainte Scariberge:

En 503, Scariberge, nièce du roi Clovis, épousa à Reims, Arnoul né à Rethel dans l'est de la France.

A sa mort, en 535, le convoi funèbre, constitué d'un char à bœuf pour le cercueil, partit de Reims pour Tours où Arnoul avait été prélat.

A l'issu d'un long périple, ce convoi qui progressait lentement fut bloqué en Yveline dans la vallée de la Rémarde après le site d'Hibernie,
  l'actuel Rochefort-en-Yvelines.

Le corps d'Arnoul fut inhumé sur les hauteurs de cette vallée.

Arnoul fut canonisé sous le nom de Saint Arnoul d’Yveline. Il est à l’origine du nom de la ville de Saint-Arnoult-en-Yvelines.
Scariberge fut reconnue canoniquement en 1179 par le pape Alexandre II

  Sur le territoire de la commune de Bullion, en forêt domaniale de Rambouillet, le carrefour de la route Ducale et du chemin de Grande
  Randonnée GR1 porte le nom de poteau de la fontaine Sainte Scariberge qui se situe au niveau du lieu-dit cadastral du même nom.

la chapelle Sainte Anne
vue générale du lavoir
la fontaine et la statue

Anciennes cartes postales du début du XXè siècle
chapelle Moutiers lavoir Moutiers

 ▪L’ancienne ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Gallardon

Cette ligne, à voie unique, traversait le territoire de la commune, se poursuivait en direction de Paris vers Bonnelles et en direction de
 Chartres vers Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Il subsiste encore quelques ouvrages tels que maison de garde ou ponts sur le territoire de la commune.
Les piliers des ponts, lorsqu'ils supportaient le passage des trains étaient réalisés en matériaux tels que la pierre meulière et le grès.

En fait, seule la section entre Massy (Essonne, Seine-et-Oise à l'époque) et Chartres (Eure et Loir) fut opérationnelle de mai 1930
  à septembre 1939.

L'exploitation fut abandonnée en raison du faible trafic et de la guerre.

                 pont "supérieur"
                 pont "inférieur"
 
 


 

 

 

 

 

 

 

L'Hôpital de Pédiatrie et de Rééducation (HPR)

Il se situe près du hameau de Longchêne sur une propriété boisée de 75 ha.

Ces terres appartenant à la famille du duc d'Uzès furent acquises en 1933 grâce à un don de Marie Georget-Boursin, parente d'Albert
 Calmette qui mit au point le BCG avec Camille Guérin. Les premiers batiments furent construits de 1933 à 1935.

Cet hôpital porta successivement les noms de Préventorium de Bullion à sa création (appelé le "préven" par les habitants) puis de Centre
 de Protection Infantile (CPI) dès 1945, de Centre de Pédiatrie et de Rééducation (CPR) en 1985 et depuis 2006 le nom actuel d'Hôpital de
 Pédiatrie et de Rééducation  (HPR).

 Une école d’auxiliaires de puériculture fut créée en 1947.

 A l'origine, l'établissement était un sanatorium (soins de la tuberculose) pour nourrissons et jeunes enfants. Il était géré par la préfecture
 de Paris.

 Aujourd'hui, le HPR est un établissement public hospitalier qui accueille des enfants jusqu' à l'âge de 17 ans pour des soins de
 rééducation et de réadaptation. Il est géré par un conseil d'administration.

 L'hôpital de l'Institut Pasteur se replia au Préventorium de Bullion lors de la dernière guerre.

 Le HPR peut aussi apparaître sous le nom d’aéarium de Noncienne dans certains écrits

Anciennes photos ou cartes postes
vue aérienne
vue des bâtiments (1937-1939)
bâtiments principaux
vue aérienne

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Évolutions au fil des siècles
 Bullion en 1764
  d'après la carte des chasses du roi

Le tracé en jaune visualise approximativement les limites actuelles de la commune.
Ce plan ne couvre pas la totalité du territoire, notamment à l'ouest.

Explication des renvois:
1   Il existait un canal entre Moutiers et Bourgneuf. Ce canal si situait approximativement au même endroit que la route actuelle
     reliant ces deux hameaux. Selon les dires, ce canal jouait le rôle de drainage de la zone de Moutiers qui était très humide.

2   Vignes de Longchêne. Ce type de culture, en ce lieu, explique le nom du lieu-dit:   le Clos des Vignes.
     En 1807, la superficie de culture était de 20 ha. Le vin n'était pas de bonne qualité et ne supportait pas le transport.
     De toute façon, la production ne couvrait pas les besoins de la commune ! ! !
3   Ferme de l'Erable. Cette ferme était située au carrefour de cinq chemins.
4   Forêt de Moutiers (partie Nord).
5   Le village
6   Moutiers
7   Les bois d'Aumont. Ils sont loin de couvrir la superficie actuelle.
8   Champs/prés de l'actuelle ferme des Carneaux. De très nombreux chemins séparaient les différentes parcelles.

Plan complet 3 200 x 3 000 pixels


Bullion à la fin du XVIIIè siècle - carte de Cassini

La carte de Cassini, composée de 181 feuilles, est la première carte générale de la France à avoir été produite.

La réalisation de cette carte s'appuyait sur le pricipe de la triangulation géodésique (localisation d'un point suivant trois axes et a  nécessité plus de cinquante années de travaux.

Les relevés des informations sur le terrain (levées) ont été effectuées de 1756 à 1789 et le résultats ont été publiés entre 1756 et 1815.

Le tracé en noir visualise approximativement les limites actuelles de la commune.
Sur ce plan, les moulins à eau sont repérés par le symbole ☼ qui sont "encerclés" pour ceux concernant la commune de Bullion.
On peut aussi noter une différence dans l'écriture d'un nombre assez important de lieux (commune, lieu dit).

A cette époque, Rochefort était une place importante de cette partie du territoire.

  En partant du nord de la commune et en progressant vers le sud, il est possible de lister les lieux d'habitation ou moulins suivants:

 -   la Bucquetrie: situé complètement au nord de la commune, il n'y a plus d'habitation en ce lieu,
  -   l'Erable: cette habitation qui était une ferme a été détruite en 1941,
  -   Ronqueux,
  -   Longchesne: orthographié aujourd'hui Longchêne,
  -   Chambarnou et son moulin: lieu dit (sans habitation) de Chambernoult aujourd'hui, le moulin a aussi été détruit,
  -   les Valentins: ce hameau était détaché du village,
  -   le moulin de Béchereau,
  -   les Carnaux et son moulin,
  -   le village de Bullion,
  -   Guette: en fait le manoir ou la ferme de Guette,
  -   la Chatellerie: habitation située à 200m du manoir de Guette vers le sud,
  -   le moulin de la Galetterie,
  -   le moulin de Guédone: Gué d'Aulne aujourd'hui,
  -   Osmon: lieu dit d'Aumont aujourd'hui,
  -   Moutier et sa chapelle Sainte Anne,
  -   le moulin de la Poterie: situé à l'extrême ouest de la commune, aujourd'hui en ruine.

Plan élargi 1 800 x 1 500 pixels

 

 Bullion en 1825
  d'après le cadastre "napoléonien"
  le village

Explication des renvois:
1   Les cressonnières
2   Le manoir de Guette
3   Emplacement actuel de la mairie. Les terrains situés de part et d'autre de la voie [12] faisait partie du domaine de Guette.
4   Chemin de Bullion à Noncienne (rue de Noncienne aujourd'hui). Au delà de la bifurcation avec le chemin des Aulnettes (chemin de
     Framboisines aujourd'hui), il n'existait que 5 maisons).
5   Église Saint Vincent - Saint Sébastien. La place du village était située à proximité de la façade ouest de l'église.
6   Quartier des Valentins: il est composé de moins de 10 habitations et s'arrête au niveau de l'actuelle cour des Valentins
7   Le ruisseau de Cousin. Le lavoir des Valentins n'existait pas encore, il a été construit en 1877.
8   Ruisseau du déversoir du moulin de Bullion aux Carneaux.
9   Point de jonction actuel entre la rue Saint Vincent (rue des Carneaux à l'époque) et la rue de l'Acquisition qui a été construite
     en 1972.
10 Actuelle place des Patagons
11 Chemin des Aulnettes (chemin de Framboisines aujourd'hui)
12 Chemin de Bullion à Paris par Bonnelles (route des Aulnettes aujourd'hui)

 

Quelques cartes postales du début du XXè siècle

place des Patagons
église et boulangerie
épicerie-mercerie-vins
épicerie café
boucherie
  les Carnaux (ou Carneaux)

Explication des renvois:
1   Moulin de Bullion
2   Carrefour actuel des rues du chat noir et de Videlle
3   Manoir des Carneaux
4   Hameau ou lieu-dit Videlle (d'ou le nom de la rue adjacente: rue de Videlle)
5  Chemin de Rambouillet à Bullion (rue du Chat Noir aujourd'hui)


le chat noir


  Moutiers

Ce plan représente le centre du hameau de Moutiers. Il existait quelques maisons supplémentaires dans le prolongement de la voie[1]

Explication des renvois:
1   Chemin de Bullion (rue des Près de la fontaine aujourd'hui). Ce chemin constituait la voie de communication entre le village et
     Moutiers.
2   Chapelle Sainte Anne
3   Fontaine Sainte Anne. Cette fontaine alimentait un petit bassin. Le lavoir n'existait pas encore, il a été construit à partir de 1868
4   Sente qui servira plus tard à la réalisation du premier tronçon de la route des Yvelines
5   Chemin de Moutiers à Clairefontaine (deuxième tronçon de la route des Yvelines aujourd'hui)


Quelques cartes postales du début du XXè siècle


la petite auberge
la maison Leblanc
pension de famille

 


 

 

 

 

 

 

  Ronqueux
Explication des renvois:
1   Ferme
2   Ancien château de forme quadrilatère. Le château actuel (de forme triangulaire) a été édifié en 1910 à quelques dizaines de mètres
     au sud de l'ancien château
3   Mare. Elle existe encore aujourd'hui.
4   Voie actuelle (D149) reliant Ronqueux au village. Cette route était bordée d'arbres jusqu'à sa jonction avec le chemin de Bullion à
      l'Erable,
     chemin existant encore aujourd'hui et qui permet de rejoindre la partie ouest de Longchêne.
5   Chemin de Bullion à Ronqueux. Il débouchait sur le chemin des Bordes à Bullion et constituait la voie de communication  "normale"
     entre le village et Ronqueux.
6   Modification (en bleu) de la route, laissant aujourd'hui la mare sur la droite lorsqu'on se dirige vers Chevreuse.
  Longchêne

Explication des renvois:
1   Manoir de Longchêne
2   Mare principale de Longchêne. Elle existe encore aujourd'hui, un lavoir a été construit en bordure.
3   Chapelle Saint Claude transformée aujourd'hui en maison d'habitation
4   Chemin desservant les habitations du clos des Vignes. Cette voie ne rejoignait pas le chemin du clos du Puits [5].
     On peut noter la difficulté pour lire certains plans de l'époque. Outre le report parfois approximatif de certains noms, il faut aussi
     parfois compose avec une écriture "stylisée". Exemple: les Clos des Vignes".
5   Chemin desservant les habitations du clos du Puits
6   Actuelle cour du marronnier.

 

Quelques cartes postales du début du XXè siècle

la place
le marronnier
un fermier et ses chevaux
cour du marronnier

 

 

 

 

 

 

 

  Gué d'Aulne
Explication des renvois:
1   Moulin alimenté par le ruisseau du Bourg Neuf (aujourd'hui dénommé rivière Aulne). Ce moulin a été détruit au cours du siècle dernier.
2   Tuilerie de Guédone. Ce site fabriquait effectivement des tuiles.
3   Chemin de Dourdan à Rochefort (aujourd'hui route départementale D149)
4   Emplacement approximatif de l'actuel château qui a été construit à la fin du 19è siècle.
 Bullion en 1889
  d'après la carte d'état major

Ce plan permet de visualiser:
- la configuration du village et des différents hameaux à la fin du 19è siècle,
- la situation des moulins à eau et des zones humides de la commune,
- la répartition forêt/terre agricole de la commune,
- la configuration des routes, chemins et sentes.

Certains noms ont été orthographiés de façon particulière (les Carnots, étang de la Clef, Bois de Haut Mont (prendre en compte la phonétique des noms).

On peut aussi noter sur ce plan:

- la configuration du réseau hydraulique et des chemins situés en amont des Cressonnières,
- la tuilerie de Guédone,
- la rivière principale traversant la commune ayant encore pour nom La Celle.

 

carte d'état major (1889)

 

 

 

 

 

 

 

 



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Démographie
Évolution de la population de BULLION au cours des deux derniers siècles (population municipale[*])
année
habitants
année
habitants
 
1801
........785
1891
........714
 
1806
........768
1896
........658
 
1817
........765
1901
........627
 
1820
........796
1906
........600
 
1826
........832
1911
........555
 
1831
........850
1921
........471
 
1836
........850
1926
........468
 
1841
........856
1931
........449
 
1846
........825
1936
........421
 
1851
........852
1946
........586
 
1856
........822
1954
........768
 
1861
........840
1962
........643
 
1866
........830
1968
........738
 
1872
........795
1975
.....1 303
 
   [*] Population municipale (d'après l'INSEE) :
La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune.
Par contre c'est la population totale qui est prise en compte dans l'application des lois et des règlements aux
collectivités (en particulier pour les questions budgétaires et fiscales).
En 2007, la population totale s'élévait à 1989 habitants (population comptée à part: 38 habitants) .

1876
........757
1982
.....1 293
 
1881
........713
1990
.....1 703
 
1886
........762
1999
.....1 799
 
   
2007
.....1 951
 
   

Au 13è siècle, Bullion comptait 150 habitants, au 15è siècle 300 habitants.
En 1734, la population s'élevait à 580 habitants.

Remarques sur l'évolution démographique de 1801 à nos jours

- période de 1801 à 1866 [1]:

La population oscille autour de 800 habitants au cours de cette période.
Les habitants vivant de l'agriculture représentaient environ 80% de la population. L'ensemble de cette population vivait quasiment en circuit fermé sur le territoire de la commune.

les animaux de ferme en 1866:

 
Catégorie
Nombre
  Chevaux   107  
  Mules 1  
  Anes 12  
  Bovins 175  
  Ovins(béliers, brebis, moutons, agneaux) 1 756  
  Porcs 33  
  Caprins (chèvres, chevreaux, boucs) 13  
                                                       Total  
2 097 
  Ruches 185  
     
  A cette époque, les prix étaient les suivants:  
      - salaire du journalier agricole (par jour)........ 2 AF
      - salaire du charpentier (par jour).................. 4 AF
      - prix du kg de viande.................................... 0,6 AF
      - prix d'une livre de beurre............................. 1,35 AF
      - prix d'un quintal de blé................................. 24 AF

  Les prix mentionnés correspondent à des "Anciens Francs" (AF).

Les salaires dans l'agriculture étaient très faibles. Que vaut aujourd'hui un salaire de journalier de l'époque ?

 En 2005, le prix d'un quintal de blé était de 21 Euros. En 1866 il valait 24 AF.

 Une rapide approximation permet de dire qu' 1 AF de l'époque équivaut grossièrement à 1 Euros aujourd'hui.

 Un journalier gagnait donc l'équivalent de 2 Euros par jour.

- période de 1866 à 1936 [2]:

On peut observer une baisse de la population de 50%. Les raisons en sont multiples.

L'exode rural est particulièrement important au niveau de la population "agricole". Sa représentation passe de 80% à 41%.
Les journaliers sont particulièrement concernés par cette baisse (diminution de 60%).

Les travaux agricoles sont très pénibles (12 heures de travail par jour en été) et peu rétribués (voir comparaison ci-dessus).
La campagne se vide de ses jeunes ce qui a pour conséquence d'entrainer une diminution des naissances et un vieillissement de la population.
Les jeunes souhaitent de plus en plus quitter le monde rural pour se diriger vers Paris et sa proche banlieue afin de rechercher un travail moins difficile et mieux rémunéré.

En 1867, la prolongation de la ligne de Sceaux (aujourd'hui le RER B) atteint Orsay puis Saint Rémy lès Chevreuse et finalement Limours via Boullay les Troux.
Ce nouveau moyen de transport situé à 7 km de Bullion accélère le départ des ruraux.
L'exploitation du tronçon Saint Rémy lès Chevreuse-Limours sera interrompue en 1930 pour des raisons de rentabilité insuffisante.

La ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Galardon, avec un arrêt à Bonnelles, prendra le relais dès 1930. L'exploitation "voyageurs" de cette ligne sera définitivement interrompue en 1939.

La mécanisation agricole fait son apparition durant cette période ce qui a aussi pour effet d'accéler les départs dans le monde agricole.

En 1866, sur les 830 habitants, 167 ne savaient ni lire ni écrire, 48 lire seulement, 615 (74%) lire et écrire.

- période de 1936 à 2007 [3]:

Durant cette période, la population va plus que quadrupler.
La population agricole continue à diminuer pour ne plus représenter que 7% de la population en 1968.
La motorisation accélère cette chute entraînant dans son sillage la disparition des chevaux de labours et des commerçants qui en dépendaient totalement (maréchal ferrant, charron,..).

Le préventorium de Longchêne participe, au début de cette période, au nouvel essor démographique de la commune.

Le nombre de résidences principales a été multiplié par trois entre 1968 et 2007. Cette urbanisation entraîne une augmentation conséquente de la population (en pourcentage).

(Source INSEE)

 
    Évolution du nombre de logements 1968 1975 1982 1990 1999 2007
  Nombre de logements 338 511 565 637 687 731
  Évolution Nb de logements   51,2% 10,6% 12,7% 7,8% 6,4%
  Résidences principales 207 357 449 544 603 659
  % évolution Nb résidences principales   72,5% 25,8% 21,2% 10,8% 9,3%
  Résidences secondaires 106 129 95 73 59 50
  Logements vacants 25 25 21 20 25 22
    Évolution de la population 1968 1975 1982 1990 1999 2007
  Population sans doubles comptes  738 1 303 1 293 1 703 1 799 1 951
  % Évolution   76,6% -0,8% 31,7% 5,6% 8,4%


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  Bullion en 1851: Arbre démographique, localisation et profession des habitants

    

Localisation
Nb
 Bullion (le village)
290
 Moutiers (hameau)
217
 Longchêne (hameau)
177
 Les Carnaux (hameau)
69
 Videl (hameau)
6
 Béchereau (moulin & habitation)
3
 Les Valentins (hameau)
33
 L'Erable (ferme)
5
 Ronqueux (domaine & ferme)
16
 La Galetterie (moulin)
7
 Guédosne (la tuilerie)
6
 Guédosne (le moulin)
5
 Aumont
4
 La croix du Bourgneuf
4
 La Châtellerie (hameau)
3
 La Poterie (moulin & ferme)
7
Total  
852

Remarques concernant la localisation géographique:

La croix du Bourgneuf correspond au lieu dit la Picardie aujourd'hui.

Suivant les documents, Guédosne s'écrivait Guédone, Guédonne et correspond au Gué d'Aulne aujourd'hui.
Le château n'avait pas encore été construit.

La Poterie, située aujourd'hui sur le domaine de la Voisine (château Ricard) près de Clairefontaine en Yvelines comprenait un moulin alimenté par la Rémarde et une ferme proche de la D132 aujourd'hui.
La Poterie fait toujours partie du territoire de la commune de Bullion.

L'Erable était une ferme située sur le plaine de Ronqueux (proche de la balise de radioguidage aujourd'hui).

Répartition des professions en 1851:

Les différentes professions mentionnées dans le tableau ci-dessous sont celles qui figuraient dans le
document présentant le résultat du recensement des habitants de la commune.

Les règles de répartition étaient précisées en introduction.

  Glossaire
  Charron...............   Artisan qui fabriquait les charettes à chevaux y compris les grandes roues.
  Journalier............   Ouvrier agricole qui travaillait à la journée dans une ou plusieurs fermes durant l'année.
  Scieur de long....   Personne qui débitait les troncs d'arbre en poutres ou en planches dans le sens de la longueur.
  Les scieurs travaillaient par paire.
  Le chevrier montait sur le tronc lui même posé sur la "chèvre" tandis que le renard tirait la scie.
  Tonnelier.............   Artisan qui réalisait et réparait des tonneaux en bois.
  Ces tonneaux étaient utilisés pour stocker le vin, le cidre, l'eau de vie (alcool obtenu par distillation
  du cidre).
  Vannier................   Artisan qui produisait surtout des paniers en osier qui étaient très utilisés dans l'agriculture.
Profession
Nb
Rép
Remarques
 agriculture
344 
40%  
   propriétaire (cultivateur, fermier, journalier)
 
112 
  soit un total de 113 fermes
   fermier
 
   journalier
 
177 
  dont 1/3 de femmes
  domestique (valet de ferme, berger, vaché)
 
54 
 
 industrie du bâtiment
18 
 
 
   maçon
 
 
   menuisier
 
 
   tuillier
 
  travaillaient à la tuillerie de Guédone
   scieur de long
 
 
 industrie de l'habillement
17 
   
   blanchisseuse
 
 
   sabotier
 
 
   cordonnier
 
 
   tailleur
 
 
   couturière
 
 
   tisserand
 
 
 industrie de l'alimentation
17 
   
   boucher
 
 
   vente farine
 
 
   aubergiste
 
 
   cuisinier
 
 
   tonnelier
 
 
   vannier
 
 
   marchand de vins
 
 
   boulanger
 
 
   porte sacs
 
 
   meunier
 
 
 industrie des transports
   
   maréchal ferrant
 
 
   charron
 
 
 professions libérales
 
   
   propriétaire rentier et rentier
28 
 
  personnes ayant arrêté leurs activités
   pensionné de l'état ou de la commune
   
   fonctionnaire
   
   instituteur
   
   écclésiastique
   
 individus sans professions  
   
   sans moyens d'existence connus
20 
   
   femme vivant des revenus de leurs maris
145 
17%
 
   enfant en bas âge à la charge de leurs parents
249 
29%
 
 divers (vagabond, détenu, fille publique)
   
Total  
852 
   

La moyenne d'âge de la population était de 31 ans.

Les cultivateurs représentaient à eux seuls 40% de la population.

Les habitants vivant directement de l'agriculture (cultivateur, professions associées, épouse, enfants)
représentaient environ 80% de la population. Bullion était donc une commune essentiellement agricole.

Les 249 enfants ("en bas âge à la charge de leurs parents") représentaient le nombre total des enfants
jusqu'à l'âge de 14 ans. On peut donc en déduire, d'une manière globale, que les adolescents exerçaient
une profession ou étaient en apprentissage à partir de 15 ans.

Les "rentiers" et les pensionnés représentaient le nombre total d'habitants âgés de plus de 71 ans.

Un "rentier" était une personne non pensionnée de l'état ou de la commune qui avait arrêté son activité.
Elle devait donc vivre de sa rente constituée au cours de sa période d'activité professionnelle.

Doit-on en conclure qu'il fallait travailler entre l'âge de 15 ans et de 70 ans ?

Les fonctionnaires, instituteurs, écclésiastique étaient classés dans la catégorie des professions libérales.

L'arbre démographique montre aussi une diminution régulière du nombre d'habitants au fur et à mesure de la montée en âge.


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  Bullion en 1970:  Début de l'urbanisation

  En 1970, Bullion a retrouvé son niveau de population de 1850 après une baisse continue jusqu'en 1936.

  Les années 1970 marqueront le début de l'urbanisation au niveau de la commune en commençant par la construction de 49 maisons
  dans le lotissement de la Clairière. En l'espace de 40 années, le nombre d'habitations va doubler et la population presque tripler.

  La vue aérienne du village ci-dessous datée de 1971 permet d'apprécier l'évolution de l'habitat par rapport à la situation actuelle.

 

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  Bullion aujourd'hui
    Situation de Bullion dans le canton de Saint Arnoult en Yvelines

En France, le dernier recensement général a eu lieu en 1999.

Depuis 2004, les communes de moins de 10 000 habitants (concerne toutes les communes du canton) réalisent désormais une enquête de recensement tous les cinq ans, à raison d'un cinquième des communes chaque année et ceci de façon décalée.

Le canton de Saint Arnoult en Yvelines est constitué de 17 communes
Sa superficie est de 286 km2 (28 600 ha).

La population, au recensement de 2007, se montait à 22 000 habitants (soit une augmentation de 279 par rapport à 2006).
Le nombre d'habitants mentionné dans le tableau ci-dessous correspond à la population municipale.

Les populations légales 2007 entrent en vigueur le 1er janvier 2010


    Situation de Bullion dans le Parc Naturel Régional de la haute vallée de Chevreuse

  Le PNR de la haute vallée de Chevreuse regroupe actuellement 21 communes.

  Il est l'un des 45 PNR français, le plus petit en superficie, le premier à avoir été créé en Ile de France en 1985.
  Sa superficie est de 240 km2 (24 000 ha).

  Au recensement de 2007, la population du PNR était de 47 000 habitants soit une très faible diminution par rapport à 2006.
  Une extension de son périmètre est à l'étude dans le cadre de la procédure de révision de la charte du parc.

  Sonchamp a fait partie du parc de 1985 à 1999 et Ponthévrard de 1995 à 1999.
  Le nombre d'habitants mentionné dans le tableau ci-dessous correspond à la population municipale.

  Les populations légales 2007 entrent en vigueur le 1er janvier 2010.

Arbre démographique de BULLION en 1999 et en 2006
Comparaison par rapport à l'arbre démographique de la France ramené à Bullion (courbe bleue)

        Comparaisons par rapport à la
                moyenne nationale

En 1999: la tranche d'âge 1-20 ans est supérieure à la moyenne nationale.

La tranche 20-38 ans est largement inférieure à la moyenne.

La tranche 39-58 est supérieure à la moyenne.

La tranche > 59 ans est largement inférieure à la moyenne.

En 2006: la tranche 1-7 ans est dans la moyenne nationale.

La tranche 8-15 ans est largement supérieure à la moyenne, la tranche 23-37 largement inférieure.

La tranche 38-65 est supérieure à la moyenne.

La tranche > 66 ans est largement inférieure à la moyenne.


   Remarques générales concernant les recensements de 1999 et de 2006 à Bullion:

   - la moyenne d'âge générale des habitants de la commune est de 34,6 ans en 1999 et 35,7 ans en 2006.
   - la moyenne d'âge des habitants majeurs (18 ans et plus) est de 46,3 ans en 1999 et 46,8 ans en 2006.
   - les hommes représentent 48,6% de la population et les femmes 51,4% en 1999, les hommes 50% et les femmes 50% en 2006.
   - le nombre de logements est de 687 dont 603 résidences principales en 1999, 728 dont 654 résidences principales en 2006.

Evolution de la population de Bullion entre 1999 et 2006:

X

X

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________

 Évolution par tranche d'âge (recensements de 1990 à 2007)


  Recensement de 1999 et 2007: données de l'INSEE:

  - Enquête annuelle de recensement 1999 - évolution et structure de la population
  - Enquête annuelle de recensement 2007 - chiffres clés

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Historique

Bullion aurait été fondé à l’époque franque sous la dynastie des Carolingiens (751 - 987).

Situé à la limite du Hurepoix et du pays chartrain, Bullion faisait partie du "Pagus Stampensis" ou Pays d'Etampes et de l'ancienne cité des Carnutes. Bullion dépendait du diocèse de Chartres et du doyenné de Rochefort.

Dès le début du Xlè siècle, l’Yveline était composée de trois domaines:
  - celui des seigneurs de Montfort,
  - celui du seigneur ou comte de Rochefort qui avait le sud est de la forêt avec Rochefort, Bullion et Saint Arnoult et beaucoup
    d'autres territoires situés en dehors des Yvelines à l'est et au nord de Rochefort,
  - celui de la prévôté de Saint-Léger.

C'est aussi à cette époque, à partir du Xlè siècle, que de nouveaux textes citèrent Bullion sous diverses formes.
Il est donc possible d'établir une liste de différents noms que porta le village au cours des siècles:
  - Bualo (615),
  - Buedelone (1085)
  - Boolum / Boolun, Boolon et Boelon au Xllème siècle,
  - Boolon, Boulon, Boeleium et Bollon au Xlllème siècle,
  - Boolon et Boulon au XIVème siècle,
  - Boulonnio, Boullon au XVème et XVIème siècle,
  - Boulon au XVlIème siècle,
  - Bullion (nom actuel) depuis 1621.

Certains noms ont une écriture assez proche, cette similitude pourrait être due à des recopies manuscrites approximatives au fil des siècles.

Pour le nom actuel, c’est un pur hasard s’il semble être dans la lignée des noms précédents. En effet, la commune doit son nom à Claude de Bullion depuis décembre 1621.

Bullion a été durant des siècles une commune de laboureurs et de vignerons.

Le premier nom de l’église du village, Saint Vincent, n’est-il pas le saint patron des vignerons.

Aujourd’hui, Bullion est une commune essentiellement résidentielle.

plan situation Boullon 16è siècle
plan Boullon

 

 

 

 

 

 

   plan avec Nord en haut d'écran


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L'historique de la seigneurie de Bullion (ou des personnages importants):

 D'après l'abbé Vitry , curé de Bullion en 1869.

615
Bertramus ou Bertrand évêque du Mans

Bertrand est le premier personnage important connu des lieux. Il donne par testament à Leuthranus, son arrière petit fils, "sa villa",
 c’est à dire ses droits sur le village de Bualo. Il lui avait déjà donné Villam Bualone le jour de ses noces.
1085
Fulcherius de Buedelone

Fulcherius de Buedelone et son épouse effectuent une session aux moines de Saint Martin des Champs.
  XIIè
siècle
Dans le cartulaire de Longpont, les noms suivants sont cités:
    - Bencia de Boolun
    - Hugo de Boolum
    - Henena de Boolun
    - Guido de Boolum
    - Fulcherius de Boolun
    - Gulterius de Boolum
    - Guido de Boolun
1142
Guido de Boolon

Une donation approuvée par Gui de Boolon précise un transfert de terres de son fief à l’abbaye des Vaux de Cernay (Cartulaire des  Vaux de Cernay). Dans les Chartes de 1156 et 1157 du même Cartulaire, il est fait mention de cette donation par Thibault, évêque  de Paris.
1168
Théobaldus de Boelon

Parmi les témoins d’une autre donation à l’abbaye des Vaux de Cernay, on cite Théobaldus de Boelon. 
1204
Nicolaus de Boolon

Robert de Mostiers (Moutiers, paroisse de Bullion), Nicolas de Boolon et Gui de Boolon approuvent une donation d’Alexandre de  Longchêneaux religieux des Vaux de Cernay.
 Ce fait donne une indication concernant l’antériorité de Moutiers et de Longchêne.
1207
Ronqueux – Sire de

Ronqueux est mentionné dans les cartulaires des Vaux de Cernay au sujet d’un chemin.
Cet écrit donne une indication concernant l’antériorité de Ronqueux.
 vers
1230
Gui de Boulon

Gui de Boulon tenait un fief de Philippe Auguste dans la chatellerie de Montlhéry.
1231
Simon de Boolon

Il est fait mention dans les cartulaires de Saint Maur des Fossés de l’approbation par Gautier, évêque de Chartres du compromis  passé entre l’abbaye de Saint Maur des Fossés et de Simon de Boolon touchant les dîmes à percevoir.
1262
Religieux de Moutiers

Le testament d’Hervé de Chevreuse mentionne un don aux religieux de Moutiers. Ce fait servira à attester qu’il y avait un prieuré à  Moutiers.
1263
Jean de Boolon dit de Pomeret

Jean de Boolon et Gui de Moutiers sont mentionnés dans une vente.
Les témoins étaient Guiard de Longchêne et Guillaume de Rochefort.
1277
Gui de Longchêne

Gui de Longchêne et les religieux des Vaux de Cernay établissent un compromis pour régler un différent concernant le perception  d’une dime à Longchêne.
1320
Thibault de Denisy – Sire de Boolon

Dans le contrat de mariage de Bouchard comte de Vendôme avec Alix de Bretagne, Thibault de Denisy seigneur de Boolon figure  comme parent du marié.
1482
Jean de la Motte

Au 5 mars 1482, Jean de la Motte est en possession de la terre et la seigneurie de Boullon.
Le 6 septembre 1491, il fait l’acquisition de la terre et la seigneurie de Guédonne de Jean Belin.
Le 22 décembre 1494, il acquiert le fief et la seigneurie de Longchêne d’Antoine Davelluys seigneur de Beauvilliers et de  Longchêne, chambellan du Roy. Le 17 janvier 1495, il prend le titre de seigneur des Carneaux et de Boullon.
1509
Les enfants et petits enfants de Jean de la Motte

La succession de Jean de la Motte entre ses enfants et petits enfants fut répartie comme suit :
- La terre et seigneurie des Carneaux à François de la Motte et Marguerite de la Motte, ses petits enfants mineurs
- La terre et le fief de la Boissière à Ronqueux à Etienne de la Motte et Charles de la Motte, ses petits enfants
- La terre et le fief de la Grande Maison à Ronqueux à Robert de la Motte, son fils. Robert de la Motte était prêtre.
- La terre et le fief de Guette à Philippe du Bellay , époux de Marie de la Motte, sa fille. Le fief de Guette avait les droits de
   haute justice.

- La terre et le fief de Longchêne à Ferry Vicardel époux de Jeanne de la Motte, sa fille. Le fief de Longchêne avait aussi les
   droits de haute justice. Ferry Vicardel, seigneur de Longchêne acquit la seigneurie de Guédonne.
1560
François de Vandômois

François de la Motte et Charlotte de Charbe, son épouse eurent quatre enfants, dont Françoise de la Motte.
Elle épousa François de Vandômois qui devint seigneur de Boullon.
1569
Honorat de Beuil et Jacques Dapchon

 Françoise de la Motte et François de Vandômois eurent deux enfants Marguerite de Vandômois et Sydoyne de Vandômois.
 Marguerite de Vandômois se maria en seconde noce à Louis de Bueil.
 De leur union, naquit Honorat de Bueil qui fut membre de l’Académie Française. Il se distingua par ses poésies pastorales.
 Il était aussi seigneur de Racan en Touraine.
 Sydoyne de Vandômois se maria avec Jacques Dapchon.
1611
Claude de Bullion

  

  Le 26 juin 1611, les descendants de Jean de la Motte (Jacques Dapochon, Sydoyne de Vandômois, son épouse et
  Honorat de Bueil)  vendirent à Claude de Bullion les terres et seigneurie de Boulon et des Carneaux avec les droits de haute,
  moyenne et basse justice.

 En décembre 1621, des lettres patentes du roi Louis XIII lui sont accordées «portant commutation du dit lieu, terre et seigneurie de
  Boulon en celui de Bullion
».

  Claude de Bullion était un des six enfants de Jean de Bullion et de Charlotte de Lamoignon.

 Il fut surintendant des finances sous Louis XIII. Il créa le Louis d’or.
 Il mourut le 22 décembre 1640.
1639
 Noël de Bullion


Claude de Bullion épousa Angélique Faure. Noël de Bullion, seigneur de Bullion, était un de leurs cinq enfants.

1721
Charles Denis de Bullion

Noël de Bullion épousa Charlotte de Prie. Charles Denis de Bullion, seigneur de Bullion était un de leurs trois enfants.
1735
Jean Charles de Crussol d’Uzès et les Ducs de Crussol d'Uzès

 Charles Denis de Bullion épousa Marie Anne Rouille et eurent six enfants dont Anne Jacques (Seigneur de Bullion) et
  Anne Marie de Bullion.

  Cette dernière épousa le 13 mars 1706 Jean Charles de Crussol d’Uzès (VII Duc d’Uzès, 1675-1739).

 A cette occasion, elle apporta en dot la seigneurerie le Bonnelles et celle de Bullion au duc de Crussol et d'Uzès .
 Charles-Emmanuel de Crussol, François Emmanuel de Crussol succédèrent à Jean Charles de Crussol d’Uzès).

 Le duc d'Uzès en possession des terres de Bullion pendant la révolution ayant émigré, les biens furent saisis et vendus en partie
 par l'Etat à Mr Fourcault en 1795.
 La ferme des Carneaux et quelques terres furent rachetées en 1829 dès le retour du Duc.
 En 1914, la duchesse d'Uzès, née Anne de Rochechouart-Mortemart, possédait près de la moitié du territoire de la commune
 de Bullion.

 La duchesse d'Uzès possédait un domaine de chasse important de près de 2 000 ha à proximité de son château de Bonnelles.
 Les terres furent revendues, en grande partie, en 1935.


Généalogie des seigneurs de la MOTTE
Généalogie des seigneurs de BULLION et des Ducs d'Uzès




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L'historique des maires de Bullion:
Date
Maire
Remarques
 mars 2008  Blandine LE TEXIER JAULT  
 mars 2001  Jean Claude VAN HAUWE  ré-élection - mandat de 7 ans
 mars 1995  Jean Claude VAN HAUWE  ré-élection
 mars 1989  Jean Claude VAN HAUWE  ré-élection
 mars 1987  Jean Claude VAN HAUWE  mandat complémentaire de 2 ans - premier mandat
 mars 1983  Hervé DANIELOU  mandat de 4 ans
 mai 1978  Michel BEUTIER  mandat complémentaire de 5 ans - mandat unique
 mars 1977  Marcel GOULET  mandat de 1 an
 mars 1971  Narcisse SINGEOT  mandat unique
 mars 1965  Joseph LEMOYNE  ré-élection
 mars 1959  Joseph LEMOYNE  premier mandat
 mai 1953  Marius GUILLAUMIN  mandat unique
 mai 1945  Henri BRETON  mandat unique
 octobre 1944  Henri BONNIN  ré-élection
 août 1944  Henri BONNIN  président du comité local de libération ( Adjoint Albert FOSSARD)
 février 1942  Albert FOSSARD  président de la délégation municipale
 xxxx 1936  Henri BONNIN  ré-élection
 xxxx 1930  Henri BONNIN  ré-élection
 août 1924  Henri BONNIN  premier mandat
 décembre 1919  Désiré Prosper RILLEAU  deuxième mandat
 août 1917  Eugène BLIN  adjoint, faisant office de maire
  juillet 1914  Albert SAXER  décédé en fonction à 75 ans
  mai 1908  Léon BOUDON  mandat unique
  mai 1900  Désiré Prosper RILLEAU  premier mandat
  xxxx 1893  Alphonse MOTTÉ  mandat unique
  xxxx 1887  Pierre Jean Baptiste BIDAULT  deuxième mandat
 décembre 1884  Pierre Jean Baptiste BIDAULT  premier mandat
 novembre 1881  Théodore GOBERT  ré-élection
 xxx 1878  Théodore GOBERT  ré-élection
 mars 1874  Théodore GOBERT  ré-élection
 mai 1871  Théodore GOBERT  ré-élection
 août 1870  Théodore GOBERT
 Installation du corps municipal jurant obéissance à la
  constitution et fidélité à l'empereur.
 xxxx 1863  Narcisse Auguste GAUCHAUD  
 xxxx 1856  Pierre François MARCOU  
 28 janvier 1855  Pierre Louis GANDRILLE  ré-élection
 30 novembre 1852  Pierre Louis GANDRILLE  premier mandat
 29 octobre 1848  Jean Guillaume BONIN  mandat unique
 4 octobre 1848  Jean François COLLE  maire par intérim (garde champêtre)
 1r septembre 1848  Antoine François GRANGERET  ré-élection
 décédé en fonction à 66 ans le 27 septembre 1848
 23 août 1846  Antoine François GRANGERET  ré-élection
 23 juillet 1843  Antoine François GRANGERET  ré-élection
 1er octobre 1832  Antoine François GRANGERET  nommé par le préfet
     
 xxx 1830  Joseph MOULIN  ré-élection
 décédé en fonction le 29 août 1830
 xxx 18xx  Joseph MOULIN  ré-élection
 18 avril 1808  Joseph MOULIN  ré-élection
 4 octobre 1800
 12 Vendémiaire AN 9
 Joseph MOULIN  Adjoint faisant fonction d'officier public d'Etat civil
 24 juin 1800
 5 Messidor AN 8
 Claude Louis LE GENDRE  mandat unique
 9 Avril 1798
 20 Germinal AN 6
 Guillaume Georges MENANT  Maire provisoire
 22 Septembre 1792
 1er Vendémiaire AN 1
 COLLOT d'HERBOIS et
 l'abbé GREGOIRE
 1ère république

le calendrier révolutionnaire:

Le début du calendrier révolutionnaire fut fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République, qui devint ainsi le 1er Vendémiaire de l'AN I.

Le début de chaque année correspondait au jour de l'équinoxe d'automne (22, 23 ou 24 septembre suivant l'année).
Il fut abandonné sous l'empire, le 11 nivôse de l'an XIV ( 1er janvier 1806 ) pour laisser place au calendrier grégorien actuel.

- correspondance des années:  

   AN 1 - 1792/1793  AN 4 - 1795/1796  AN 7 - 1798/1799  AN 10 - 1801/1802  AN 13 - 1804/1805
   AN 2 - 1793/1794  AN 5 - 1796/1797  AN 8 - 1799/1800  AN 11 - 1802/1803  AN 14 - 1805/1806
   AN 3 - 1794/1795  AN 6 - 1797/1798  AN 9 - 1800/1801  AN 12 - 1803/1804  

Chaque année était divisée en 12 mois complétée par 5 jours appelés sans-culotides. Pour une années bisextille, on ajoutait un jour dit de la Révolution.

- correspondance des mois:  

 
Automne
Hiver
Printemps
Eté
   Septembre/Octobre
Vendémiaire
 Décembre/Janvier
Nivôse
 Mars/ Avril
Germinal
 Juin/Juillet:
Messidor
   Octobre/Novembre
Brumaire
 Janvier/Février
Pluviôse
 Avril/Mai
Floréal
 Juillet/Août:
Thermidor
   Novembre/Décembre Frimaire  Février/Mars Ventôse  Mai/Juin Prairial  Août/Septembre: Fructidor

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L'historique de l'église Saint Vincent - Saint Sébastien
Glossaire
Abside
ou chevet
Extrémité d’une église qui se trouve derrière le chœur et est généralement de forme demi-circulaire, orientée vers l'est.
Appentis Petit bâtiment dont le toît est constitué d'une seule pente et qui est souvent adossé à un bâtiment plus important
Chœur
Partie de l’église où l’on chante l’office.
Collatéral ou
bas coté
Nef latérale d'une église.
Si sa hauteur est inférieure à celle de la nef principale, elle est nommée bas-côté.
Contrefort
Renfort servant à contenir les effets d'une charge ou de la poussée des voûtes
Meneaux
Montant et traverse qui dans les anciennes baies servent à les diviser en plusieurs parties
Formeret
Arc recevant la retombée d’une voûte à son intersection avec un mur vertical.
Nef
Partie intérieure qui va de l'entrée principale au chœur.
Le mot nef signifie aussi « navire ». La charpente visible, ressemble alors à la coque renversée d'un navire.
Oculus
Petite ouverture de forme circulaire ou avoisinante dont le but est de permettre le passage de la lumière
Ogive
Arc tendu en diagonale sous une voûte pour la renforcer.
Les arcs se croisant constituent la croisée d'ogives
Sacristie
Salle d’une église dans laquelle sont rangés les objets et les habits du culte
Transept
Nef transversale formant une croix avec la nef principale.

 

Située au centre du village, l'église s'élève sur une sorte de terre plein . Au sud et à l'est, elle est entourée du jardin de l'ancien presbytère que longent les routes départementales D132 et D149.

Cette surélévation de l'église et du jardin par rapport à ces routes est due à l'abaissement, en 1864, du sol de ces dernières, à l'endroit où se trouvait auparavant le cimetière de Bullion.

L'église, d’une forme générale d'un rectangle de 31,50 m*16 m est précédée d'un porche en bois surélevé de quelques marches et se termine à l'est par une abside demi-circulaire de 3 m de rayon.

                        

 

Un pignon couronne la façade occidentale percée de trois portes et d’un châssis vitré. Un clocher carré, couvert d'une flèche d'ardoise, s'élève au dessus du collatéral Nord.

Les matériaux employés varient de la pierre des champs montés à la terre en bas coté nord, du moellon lié par un mortier et recouvert d'enduit dans les parties nord et ouest, à la pierre appareillée du chœur et des chapelles latérales. Le bois est présent dans les charpentes, la voûte de la nef, la voûte du bas coté Nord et le porche d'entrée abritant la façade. La tuile plate fut employée pour la couverture (l'ardoise du clocher est due à une restauration moderne).

Fort hétéroclite, en effet, l'édifice rassemble des parties très diverses allant du Xlème au XVlème siècle pour les constructions les plus importantes, au XVllème au XXIème siècle pour les ajouts et les restaurations ultérieures.
A partir du XVème siècle seulement, l'église de Bullion adopta le mode de voûte d'ogive dans les parties méridionales et orientales; ce changement correspond à l'arrivée dans la paroisse de la famille de la Motte.

L'église au XIè siècle:

La première église de Bullion aurait tout d'abord consisté en un monument de petites dimensions à nef unique, occupant sans doute l'emplacement du bas coté Nord. Bien que peu courant au Xlème siècle en Île de France, ce type de plan à une seule nef serait une survivance du plan carolingien.

Les matériaux utilisés sont le signe d'une époque assez ancienne, moellons liés par un mortier, brique pilée mêlée au sable et à la chaux, (technique romaine puis carolingienne et romane du mortier).

Une porte de forme rectangulaire en occupait le centre, un peu à droite de l'actuelle, et juste au dessus d'elle une fenêtre, dont on aperçoit encore les jambages sous l'enduit, éclairait la nef.

Pour la couverture, l'architecture d'lle-de-France resta longtemps attachée au mode de couverture en charpente, reprenant une tradition carolingienne fortement implantée dans la région.
Le clocher s'élève sur le bas-côté nord. Carré de la base jusqu'au faîte comme la plupart des tours romanes, il est contrebattu à sa partie inférieure par quatre contreforts, dont un à l'intérieur de l'église (chapelle Saint Sébastien).

L'église au XIVè et XVè siècle:

La guerre de cent ans commencée en 1337 amena son cortège de pillages et de luttes intérieures.
Durant toute cette période, les troupes anglaises mirent à sac notre région à maintes reprises.

Ce n'est qu'en 1448 que la paix revenue, nos campagnes retrouvèrent avec la tranquillité leurs laboureurs, leurs vignerons et leur église. Si les parties nord et nord-ouest de l'église de Bullion ont résisté aux attaques successives, il n'en fut pas de même du côté sud: la partie méridionale s'effondra en effet, entraînant avec elle la couverture de la nef et le côté droit de la façade.
Il est difficile de dater avec précision l'élévation de ce collatéral sud; dans son ensemble, il présente un style proche de celui du XIVème siècle, on peut cependant le dater du XVème siècle.

L'éclairage de cette partie est assuré par de grandes baies qui furent élargies à une époque moderne.
Comme à l'intérieur, le mur sud est divisé à l'extérieur en quatre parties séparées par un contrefort et surmontées d'un petit pignon assez aigu dans l'axe duquel se situe la fenêtre.

La charpente rappelle la forme inversée d'un vaisseau, elle date de la fin de la guerre de cent ans, a subi l'influence normande et a sans doute été refaite par des charpentiers de marine.

C'est le désir de réparer rapidement et aux moindres frais possibles les désastres de la guerre de cent ans qui a conduit les constructeurs à adopter ce type de couverture plus économique et plus facile a exécuter qu'une voûte.

L'église au XVIè siècle:

La plupart des églises romanes se conservèrent intactes jusqu'au XVlème siècle, époque à laquelle elles furent l'objets de travaux importants qui ont souvent dénaturé leur caractère ainsi les chœurs qui furent rebâtis dans un style plus élégant. A Bullion, deux chapelles rectangulaires prolongèrent à l'est les bas-côtés et encadrèrent un chœur terminé par une abside.

Le profil des ogives plus élaboré que celui des nervures du collatéral sud, la présence de formerets, les piliers ondulés de l'abside, les fenêtres à meneaux permettent de dater cette partie du XVlème siècle.

Un autre élément vient confirmer cette hypothèse quant à la date de l'élévation du chevet: c'est la découverte, dans la chapelle sud, en 1868 par l'abbé Vitry curé de la paroisse, de peintures murales qui jusque là avaient été cachées par une épaisse couche de badigeon.
Ces peintures datent de 1542, elles ont été commandées sans doute, par la veuve de François de la Motte décédé entre 1537 et 1539.

La chapelle a donc été construite avant 1542. De ces peintures, seule est encore visible la clef de voûte ronde et plate sur laquelle ont été peintes les armoiries des de la Motte    "d'or à trois bandes de sable au franc quartier de gueules au lion rampant d'or "

Le nouveau chevet agrandit l'église vers l'est qui prit alors ses dimensions définitives.

L'église au XVIIè siècle:

La seigneurie de Boulon passant entre les mains de Claude de Bullion, celui-ci reprit l'ancienne chapelle seigneuriale sud des de la Motte. Les travaux qu'il y effectua touchèrent les vitraux ainsi que ceux du chœur (vitraux qui furent remplacés au XIXème siècle après leur destruction en 1793).

L'abbé Vitry signale dans les anciennes peintures une litre large de 65cm,peinte tout autour de la chapelle, dans le reste de l'église et même sous le porche, portant les armoiries de la famille de Claude de Bullion. Ces armoiries ont été appliquées par dessus les armoiries plus anciennes des de la Motte.

 L'église au XVIIIè siècle:

le porche d'entrée:
Il a la forme d'un rectangle de 13,70m sur 3,34m.Trois petits escaliers de pierre y mènent. Le sol est fait de gros pavés tandis que la couverture est en charpente sous l'appentis appuyé contre le mur de la façade juste au dessus des contreforts. Cette charpente est soutenue par des piliers de bois reliés entre eux par un petit mur bas, face aux marches d'accès, qui encadrent ainsi trois entrées.

Existant déjà en 1746 (il apparaît dessiné sur le plan terrier de la seigneurie de Bullion), le porche fut sans doute élevé dans les premières années du XVlllème.

la sacristie:
La sacristie a été entièrement faite, bâtie et parachevée par Silvin Brisbat, maçon habitant de la paroisse de Bullion, en 1732.

  

l'horloge:
"Le lundi 30 mars 1733, Marlin demeurant à Saint Arnoult en Yvelines, posait au clocher de cette paroisse une horloge neuve de toutes pièces, dont la première roue a 18 pouces de diamètre et les autres roues à proportion".

Une autre horloge fut installée en 1882, il subsiste les deux cadrans. Les poids étaient remontés manuellement par le garde champêtre moyennant une indemnité annuelle de 60Frs.

Entre 1989 et 1991, une tentative de mise en œuvre d’un moteur électrique pour remonter les poids se révéla finalement infructueuse.
Une nouvelle horloge électronique fut mise en place en août 1996. La sonnerie des heures a été volontairement limitée entre 22h et 6h.

destruction pendant la révolution:
La tourmente révolutionnaire est aussi passée par Bullion.
On peut noter la rédaction du "cahier de plainte et doléances et supplications dressé par le Tiers État de la paroisse de Bullion".

Les verrières du chœur et des chapelles latérales furent détruites parce qu'elles étaient aux armoiries des seigneurs de Bullion, quelques clefs de voûte et figures des chapiteaux furent brisées pour le même motif. La partie haute des vitraux situés au centre de l’abside semblent avoir été épargnée.

Les peintures retrouvées en 1869, sans doute déjà protégée par un badigeon furent ainsi sauvées. Depuis, elles ont disparues, excepté la peinture de la clef de voute de la chapelle de la famille de La Motte.

Au pied des murs, le sol fut décarrelé en 1793 pour y rechercher du salpêtre. La réparation du carrelage ne fut pas entreprise avant 1835, date à laquelle une subvention fut demandée par la municipalité au ministre des Cultes.

Le mobilier fut vendu par le district de Dourdan (linge, ornements, calices ).

L'église au XIXè siècle:

La couverture du clocher en ardoises a été réalisée en 1826.

Le châssis vitré de l’oculus du pignon ouest fut remplacé en 1835, puis vitré en verre antique en 1984. Il a été remplacé par un vitrail en 2007.

L’an 1851, verra la construction de la tourelle d'accès au clocher et de son escalier à vis et du berceau plein cintre en plâtre du bas-côté nord.

Dallage, pierres tombales, cloches:

dallage:
Le dallage de l'église a été réparé à de nombreuses reprises, ce qui lui donne un aspect très hétérogène. Les registres de la paroisse signalent:
- en 1723 réparation du carrelage de la nef,
- en 1793 décarrelage pour fouiller le sol,
- en 1835 pose de 1200 grands carreaux neufs.

La dernière restauration date de 1991 grâce à la récupération auprès des bullionnais de carrelages anciens.

pierres tombales:
Une tradition ancienne voulait que les notables d'une paroisse aient le privilège d'être inhumés dans l'église.

A l'entrée du chœur, se trouve une pierre tombale du XVllème siècle sur laquelle on peut lire dans un étroit bandeau qui suit les quatre côtés
" CY GIST denise gai ot (Gaillot) femme de Noël Fortier quelle décéda le 18ème jour de décembre " vers 1608.

L'évêque de Chartres a supprimé cette coutume après la révolution

  

 

cloches:
Au 19 octobre 1680 on trouve la fonte de deux cloches pour l'église de Bullion et une petite pour la chapelle Sainte Anne de Moutiers. Celle-ci est encore aujourd'hui dans cette chapelle.

La grosse de Bullion pesait 2000 livres, elles furent baptisées, par Gabriel Denise, curé de la paroisse, la grosse le 27 Novembre 1680 et la moyenne le 16 Mai 1690, la marraine de la grosse fut Mme Marie Anne Rouillé femme de Mr Charles-Denis de Bullion seigneur de cette paroisse.

Il existait déjà, une cloche à Bullion du poids d'environ 1200 livres ce qui en faisait trois, deux ont été enlevées pendant la révolution. Celle qui existe aujourd'hui a été refondue en 1828 et porte les inscriptions suivantes:

Colin frère fondeur et:
" l'an 1828 j'ai été bénite par Mr Joseph Louis Santini curé de Bullion et nommée: Pauline Marie Adrienne par Adrien François Emmanuel de Crussol d'Uzès duc de Crussol aide de camp du Roi, membre de la chambre des députés, chevalier de Saint Louis et de l'ordre royal de la légion d'honneur. . . . . .et par Dame Pauline Marie Georgina de la Touche épouse de Mr Camille Elisabeth de Sauvan comte d'Aramon chevalier de Saint Louis, officier de l'ordre royal de la légion d'honneur.....(alors propriétaire du château et de la terre de Ronqueux)
MM Jacques Joseph Moulin Pr maire et Noël Lebrun Marg.

électrification:
L’électrification de l’église fut réalisée en 1927.

Le cimetière:
Un plan de 24 mars 1804 précise que le cimetière était situé face au porche de l'église sur le terrain en pointe et sur le côté nord de celle-ci.

En 1864, lorsqu'on baissa le sol de la route le long du jardin du Presbytère et de la maison d’école, on trouva une assez grande quantité d'ossements humains, il y avait aussi des sépultures dans les deux jardins du presbytère attenants à l'église. Il est donc probable qu'à une époque très reculée le cimetière entourait complètement l'église.

Vers 1816, le cimetière a été transféré en son lieu actuel sur un terrain appartenant à Jacques Joseph MOULIN, maire de Bullion. Il fut agrandi une première fois en 1836.

 

La nef
Le presbytère
presbytère église de BULLION

 

Les Amis de Bullion:

L’association les Amis de Bullion, fondée en 1969, a pour but la restauration et l’aménagement de l’église de Bullion.

Depuis 1972, en partenariat avec la commune, elle a participé aux différentes campagnes de restauration et de travaux:

- 1972: couverture du versant sud de la nef et du bas coté sud,

- 1975: couverture du versant nord de la nef, ravalement du clocher,

- 1980-1981: réfection des lambris de la nef,

- 1984: réparation des vitraux du chœur et des chapelles,

- 1988: installation de wc, de gouttières coté nord,

- 1991: reprise des carrelages ; réparation de l’escalier en bois du clocher,

- 1996: installation de l’horloge,

- 1998: reprise en sous œuvre du mur nord ; pose de gouttières à l’abside,

- 1999: mise à nu des pierres du bas coté sud ; installation de vitraux aux quatre baies,

                                                                                

 

- 2002: réparation de toitures suite à la tempête,

- 2004: réfection des escaliers extérieurs,

- 2007: remise à nu du bas coté nord de la nef ; création de vitraux aux baies.

 

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L'historique du prieuré Sainte Anne de Moutiers
Ancienne carte postale du lavoir et de la fontaine
Ancienne carte postale de
la chapelle Sainte Anne
Fontaine Sainte Anne et son ancienne protection Ancienne carte postale de
la fontaine Sainte Anne

 

Sainte Anne de Moutiers était à l’origine un prieuré bénédictin du pays chartrain dépendant de l’abbaye de Saint Maur des Fossés.

Sa construction remonte au XIè siècle (1060).

En 1136, la bulle de confirmation du pape Innocent II indique comme possession de l’abbaye, dans l’Yveline : le prieuré et la paroisse de St Arnoult, le prieuré de Moutiers, l’église de Longvilliers, l’église de Saint Maurice et le prieuré de Saint Pierre de Levis St Nom.

A l’origine, le prieuré était une exploitation agricole rattachée à l’abbaye. Il était constitué d’une « maison » (prieuré) et d’une chapelle.
Des moines bénédictins, délégués par l’abbaye, assuraient le fonctionnement du prieuré.

Le prieuré et une partie de la chapelle furent détruits par un incendie provoqué par la foudre vers 1500.
Les moines bénédictins quittèrent le site.

La chapelle fut reconstruite de 1555 à 1585 par les seigneurs et les habitants
Vers 1859, la chapelle s’agrandit par l’adjonction de l’abside et du bras nord du transept.

La cloche de la chapelle que celles de l'église de Bullion ont été fondues le 19 octobre 1689.

La fête de Sainte Anne est célébrée le dernier dimanche de juillet. Une messe suivie d'une procession jusqu'à la fontaine constituait il y a encore quelques années le fait marquant des festivités.

Les dimensions extérieures de la chapelle sont aujourd'hui les suivantes :
  - nef : 7,5 m x 16 m
  - transept : 8,5 m * 15 m
  - abside : demi cercle de 2,5 m de rayon

nef de la chapelle

 

 

 

 

 

 

 

Le gros œuvre est constitué de meulière, moellon, pierre de taille, enduit.
La couverture est faite de tuiles plates.

La chapelle s’est beaucoup dégradée au fil du temps. En 1968, les habitants de Moutiers créent l’association des Amis de Sainte Anne de Moutiers.

Le premier président est Mr Chauvel, inspecteur général des monuments historiques.

Le but de cette association est d’œuvrer pour la réhabilitation de la chapelle et de son site.

Depuis 1968, les travaux principaux suivants ont été réalisés :
  - réfection totale de la toiture,
  - remise état du transept sud
  - à l’extérieur :réfection du clocher, des contreforts extérieurs, des fenêtres, des gouttières,
  - à l’intérieur : remise en état de l’autel, des vitraux, du carrelage, des murs, des peintures,
  - réalisation d’un drainage autour de la chapelle.

La fontaine, située à proximité de la chapelle, a aussi été réhabilité en 1998.

Le grillage qui entourait la fontaine a été remplacée par une grille en surface.

L’ancienne statue, réalisée en plâtre, et représentant Sainte Anne a été remplacée par une statue d’inspiration contemporaine en bronze réalisée par le sculpteur Nicolas ALQUIN.

La bénédiction a eu lieu le 25 juillet 1998.

La sculpture  "d'origine", que l'on voit sur les anciennes cartes postales, avait été retrouvé au sol, aux abords de la fontaine.
Bien qu' en mauvais état, elle est néanmoins conservée et exposée à l'intérieur de la chapelle.

 


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L'historique des châteaux et des manoirs:

le château de Ronqueux

Au début du 19ème siècle, le château et le domaine de Ronqueux appartenaient au vicomte Alexandre Elisabeth Michel Digeon, général de division, aide de camp de Charles X.
Il mourut à Ronqueux le 2 août 1826 et fut enterré dans le cimetière de Bullion.

En 1828, le domaine fut vendu à Monsieur Sauvan de Paris, comte d’Aramont puis en 1867 à Louis Benoist Le Sergeant d'Hendecourt.

En 1887, la duchesse d’Uzès l’ajouta à ses nombreuses propriétés.

A la fin du 19è siècle, Jacques Lehideux (banquier) racheta le domaine et fit construire en 1910, un nouveau château à proximité de l’ancien qui était en ruine. Le manoir de Longchêne a aussi appartenu à la famille Lehideux.

Pendant la seconde guerre mondiale, le château fut occupé par les troupes allemandes. Il fut en partie détruit par un incendie en 1945.

Depuis juin 2009, le château de Ronqueux et ses annexes abritent un lieu dédié aux séminaires, réunions et événements.
Ce centre est doté de 48 chambres.

le château du Gué d'Aulne

Le château du Gué d'Aulne ou de Guédone fut construit par l' éditeur Fayard à la fin du 19e siècle.

Il a appartenu par la suite à la famille Bourbon-Baudoin jusqu'au tout début du 21è siècle .

  

le manoir des Carneaux


La première personne qui fut en possession du manoir, avec certitude, fut Jean de la Motte.

Le 6 septembre 1489, il achèta la seigneurie et les terres de Guédone. Le 22 décembre 1494, il ajouta Longchêne.

Le 17 janvier 1495, il devint seigneur des Carneaux et de Bollon. Il prit, à cette date, possession du manoir.

Les héritiers de Jean de la Motte le conservèrent jusqu’en 1611, date à laquelle ils vendirent le seigneurie de Boulon et des Carneaux à Claude de Bullion.

Jusqu’en 1935, il resta aux mains des héritiers puisqu’il a appartenu par la suite aux Ducs de Crussol d’Uzès en 1706 lorsque Jean Charles de Crussol, duc d'Uzès épousa Anne Marie Margueritte de Bullion, descendante de Claude de Bullion.

A la révolution, le duc d'Uzès ayant émigré, ses biens furent saisis et vendus en partie à Augustin Pierre Lainé le 28 ventôse an 4 et le 9 ventôse an 5 et à Duval Giffard le 8 juin 1817. Par la suite, le domaine fut racheté par le duc d‘Uzès le 23 août 1829.

En 1935, le manoir et les terres furent vendus à Monsieur Marchal, sa fille Madame Dumon en hérita et les vendit à Monsieur Riboulot qui installa un métayer.

Le propriétaire actuel a rénové le manoir et les bâtiments de l'ancienne ferme au début des années 1990.
Les terres attenantes, d'une superficie de 117 ha, sont consacrées à l'élevage de bovins de race salers.
Le troupeau compte environ 200 animaux.

plan du manoir
 

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L'historique des moulins à eau:

Au XVIIIème siècle, il existait six moulins à eau sur le territoire de la commune.
Ces moulins étaient situés sur les cours des rivières de l'Aulne (dénommée la Celle à cette époque) et de la Rabette.
Ces moulins produisaient de la farine pour l'alimentation des animaux de ferme.

Les moulins de Béchereau et de la Galetterie furent les deux seuls encore en service après 1900.

A partir des listes nominatives des habitants réalisées lors des recensement de 1836 à 1931, l'historique chronologique des meuniers par moulin a été établi.
On peut constater que la profession de meunier se transmettait souvent de père en fils.

Béchereau

Le moulin de Béchereau, situé sur l'Aulne, porte le même nom que le premier moulin situé sur le cours de la Rémarde à Sonchamp.

Au milieu du 19è siècle, le moulin de Béchereau de Bullion appartenait à Théodore de Molènes.
En 1869, le moulin de Béchereau appartenait à Mme veuve Théodore de Molènes.
Le tombeau de Théodore de Molènes, élevé en 1850, fait partie du patrimoine actuellement répertorié sur la commune de Bullion.

Par la suite il a appartenu à la famille Jolou.

Mr François Lehideux acquiert le moulin des héritiers Jolou et Molènes avant la dernière guerre puis le vend après celle-ci.

Le bâtiment du moulin fut détruit après la guerre.

En amont du moulin et le long du bief, il existait un lavoir qui était utilisé par les lavandières des Carneaux.

Liste des meuniers depuis 1836:

1836 - 1841 - 1846                         Pierre François Marcou
1851 - 1856                                    Pierre Désiré Marcou
1861 - 1866 - 1872 - 1876 - 1881   Pierre Nicolas Marcou
1886 - 1891 - 1896 - 1901 - 1906 - 1911  Firmin David

Les Carneaux (ou moulin de Bullion)

Le moulin des Carneaux appartenait en 1840 à Pierre Eugène Gobert.
En 1869, il appartenait à la famille Leroy Mery.

Liste des meuniers:

1836 - 1841 - 1846     Jean Baptiste Blin
1851 - 1856 - 1861     Pierre Eugène Gobert
1866 - 1872   
1876 - 1881                Stanislas Bordier
1886                           Alfred Napoléon Bordier
1891    plus de meunier

La Galetterie

Le moulin de la Galetterie restera en activité jusqu'à 1910, son propriétaire était alors Paul Beaurienne.

Liste des meuniers:
1836 - 1841 - 1846     Pierre Nicolas Bordier
1851 - 1856                Pierre René Bordier
1861 - 1866 - 1872     Pierre Julien Lenormand
1876 - 1881 - 1886 - 1891 - 1896 - 1901 - 1906     Léon Lenormand

Le Guédone
Autres écritures: Guédosne, Guédonne, Gué d'Aulne (aujourd'hui)

Liste des meuniers:

1836                           Augustin Bordier
1841 - 1846                Denis Cailloux
1851 - 1856 - 1861     Denis Honoré Bordier
1866   
1872    Louis Lenormand
1876    plus de meunier

La Poterie

Le moulin de la Poterie appartenait au Duc d'Uzès lorsque son activité fut interrompue à la fin du 19è siècle.

Liste des meuniers:

1836 - 1841    Louis Marcelle Besnard
1846 - 1851    Jean Baptiste Blin
1856 - 1861    Stanislas Poulard
1866   
1872 - 1876    Pierre Julien Leroy
1881    plus de meunier

Chambarnou
Autres écritures: Chambarnoult, Champbernoux, Chambernoux, Chambernoult.

Au XVIIIème siècle, Chambernoult était un hameau de la commune de La Celle Les Bordes.
Le moulin à eau était situé en aval du pont de Chambarnou sur le territoire de la commune de Bullion.

Le moulin existait à la fin du XVIIIème siècle (carte de Cassini) mais avait été détruit avant 1825 (cadastre napoléonien).
Le moulin fut reconstruit en 1846, il appartenait à Mr Véry, en 1869, il était la propriété de la famille Leblanc.
Mr Fleury en était le propriétaire lorsqu'il fut déclassé par ordonnance préfectorale en 1916. Il fut totalement détruit par la suite.

Liste des meuniers:

1846   Raphaël Poulard
1851   Raphaël Poulard, Stanislas Poulard (son fils)
1856   Louis Vivant


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L'historique des écoles:

 

les écoles

Avant 1773, les enfants recevaient l’instruction par les soins des vicaires et curés de la paroisse.

Vers 1822, la commune acheta un bâtiment pour la maison d’école et pour le logement de l’instituteur.
L’école était contiguë au mur du jardin du presbytère, du coté Sud-Est, cette maison était incommode, exiguë, mal placée.

En 1866, Louis Benoist  Le Sergeant d'Hendecourt, propriétaire du château de Ronqueux fit don d’un terrain situé à l’angle des chemins de Bonnelles et de Rochefort (partie du potager du domaine de Guette).

Il a ainsi permis la construction de la nouvelle mairie-école : une classe pour les garçons et une classe pour les filles.
L’école a été inaugurée le 25 octobre 1868.

Mairie - école de 1868 à 1989
Abords de la Mairie - Ecole à différentes périodes
Marie - école


en 1968           (soit un siècle plus tard) Construction d’une troisième classe en primaire (bâtiment en dur construit dans la cour de l'école,                         (salle actuelle du Centre de Loisirs).

en 1971           Construction de la cantine scolaire.

en 1972           Construction d' une école maternelle de deux classes réalisée en modules préfabriqués. La première classe ouvrira en 1972,
                        la seconde, l'année suivante.

en 1977:          Construction d’une troisième classe en primaire (bâtiment en dur construit dans la cour de l'école, salle actuelle du Centre
                        de Loisirs).

en 1981:          Construction d’une quatrième classe en primaire (bâtiment en module préfabriqué, salle actuelle de l'espace Jeunes).

en 1986:          Ouverture d’une cinquième classe en primaire (dans la salle du conseil municipal).
                        Une nouvelle salle du conseil est aménagée à l'étage de la salle polyvalente.

en 1989:          Construction de la nouvelle école primaire (5 classes).

en 1995:          Construction de la nouvelle école maternelle (3 classes).

en 1999:          Ouverture d’une sixième classe en primaire

en 2002:          Extension de l'école primaire par adjonction d'un module de deux classes à l'école construite en 1989.

 

les instituteurs

de 1773 à 1784 :    Mr Jacques Boileau

de 1784 à 1828 :    Mr Louis Bertrand

de 1828 à 1845 :    Mr Toussaint Bredillet

     en 1833 :                Mme Fournier obtint l’autorisation pour ouvrir un établissement privé pour les jeunes filles

     en 1838 :                Elle fut remplacée par Melle Julie de Gallemand

     en 1842 :                Mme Irma Labarère succéda à Melle Gallemand mais ne percevait aucun traitement

de 1845 à 1847 :    Monsieur Adolphe Labarère

de 1847 à 1864 :    Monsieur Louis Baron

de 1864 à 1877 :    Mr Louis Edouard Jullien

de 1877 à 1880 :    Mr Pierre Deshayes (il meurt en fonction le 5 mai 1880), il était aidé par sa fille Elise pour les filles.

de 1880 à 1894 :    A sa mort, son gendre, Gaston Parent et sa fille devenue Elise Parent lui succédèrent.

de 1894 à 1904 :    Melle Julie Rousselle. En 1899, elle rédigea une monographie de onze pages sur Bullion

jusqu’en 1920 :       Mr et Mme Massé
                               Mr Bellet, blessé de guerre (il lui manque un bras) prit seul la suite, avec une cinquantaine d’enfants de 5 à 14 ans
                               pour l’ensemble des niveaux)
                               Mr Delcourt assura seul la suite.
                               Il fallu attendre l’arrivée de Mr et Mme Gourdonneau pour avoir à nouveau deux classes

de 1938 à 1951 :   Mr et Mme Bresson. Pendant la guerre, Mr Bresson fut fait prisonnier, un suppléant aida Mme Bresson.

de 1951 à 1957 :   Mr et Mme Auger

de 1957 à 1983 :   Mr et Mme Giovannangeli.
                              Mr Giovannangeli a partagé le poste de directeur d'école avec celui de secrétaire de mairie de 1957 à 1980,
                              soit pendant 23 ans.

en 1972:                Ouverture d’une première classe en maternelle, elle est prise en charge par Mme Lefort.

en 1973:                Ouverture d’une deuxième classe en maternelle.


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L'historique des commerces
En cours
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L'historique de la ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Galardon

                     
                                       plan de la ligne


L’historique de la ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Gallardon est très complexe.
Cette ligne ne verra jamais le jour sur le tracé complet de Paris à Chartres.

On est aussi en droit de se poser la question suivante : Pourquoi créer une ligne Paris-Chartres par Gallardon, dont la rentabilité économique n’est pas démontrée, en parallèle avec la ligne en service depuis 1849 passant par Rambouillet ?

A la fin du XXè siècle, il existait en France une multitude de petites compagnies ferroviaires privées desservant essentiellement l'Ouest et le Sud-Ouest.

En 1877 le gouvernement décida de racheter un certain nombre de ces petites compagnies en difficulté et d'en confier la gestion à une compagnie d'Etat, les Chemins de Fer de l'Etat, officiellement créée en 1878.
Cette compagnie avait toutefois un handicap majeur, ses lignes n’atteignaient pas Paris.
Ce «privilège» était réservé à la compagnie du Chemin de Fer d’Orléans et à celle du Chemin de Fer de l'Ouest.

Par décret impérial de Napoléon III en date du 19 juin 1857, la compagnie du Chemin de Fer d’Orléans s’était vue confier la concession d’une ligne reliant Paris à Tours.

Cette situation particulière conduisit les Chemins de Fer de l'Etat, par le plan Freycinet, à se voir concéder le 17 juillet 1879 une ligne de «Paris (gare spéciale) à ou près Auneau» (gare d’état la plus proche de Paris), pour prolonger sa ligne de Chartres-Auneau jusqu’à Paris.

Galardon ne figurait pas sur le trajet. Après de multiples et longues tractations, le tracé de la section Saint Arnoult - Chartres via Galardon fut approuvé le 25 octobre 1904 soit 47 ans après le décret impérial.

La construction de la ligne débuta en 1907, en commençant par la section Saint Arnoult - Chartres. Divers incidents (grèves, sabotages) perturbèrent les chantiers.

La pose des deux voies sur la section Saint Arnoult - Chartres fut terminée au printemps 1914. Les premiers essais des trains débutèrent à l’été de la même année. Il restait toutefois à terminer les infrastructures (gare, signalisation, clôtures). La mise en exploitation était prévue pour la fin de l’année 1915.

Le tracé de la section de Paris à Saint Arnoult fut modifié plusieurs fois et finalement approuvé en janvier 1910. La halte de Bonnelles-Bullion située à Bonnelles fut construite au km 37.Les travaux débutèrent en 1911. Dès le début de la première guerre mondiale, les travaux d’abord suspendus reprirent assez rapidement.

La pose d’une double voie entre Rochefort et Limours se révèle impossible pour un problème d’approvisionnement.
A la fin de ce conflit mondial, des rails sont prélevés au cours de l’année 1918 pour aménager des lignes plus prioritaires. Il ne subsistait qu’une seule voie entre Saint Arnoult et Chartres, qui restera en l’état.

La construction du dernier tronçon à une seule voie reprit en 1919 et subit à nouveau les grèves et les difficultés d'approvisionnement
La remise en état et l’équipement de la section Chartres - Limours, en voie unique, furent terminés en 1926. Le dépôt de Montrouge Châtillon entra en activité en 1928.

En 1929, de nombreuses communes et des parlementaires demandèrent l'achèvement de la ligne et sa mise en service.
La section entre Limours et Paris n’était toujours pas réalisée. Le tronçon entre Limours et Massy Palaiseau débuta en février 1930 et fut réalisé très rapidement.
Le dernier tronçon Massy Paris fut considéré comme une voie urbaine et ne sera jamais intégré à la ligne Paris Chartres par Galardon.
La ligne entre Chartres et Massy Palaiseau fut inaugurée le 15 mai 1930 soit après 24 années de travaux.

Les trois ou quatre voitures d'un train étaient tractées par des locomotives-tender 131 TA. Des locomotives de type 230 ou 030 (pour les convois peu importants) furent utilisées pour le transport de marchandises.

locomotive type 131 TA
locomotive type 230

Pour rejoindre la halte de Bonnelles-Bullion, il fallait 38 mn depuis Massy Palaiseau et 1h 20 depuis Chartres. Quatre trains circulaient par jour dans les deux sens, puis trois à partir de 1936.

pont de Bullion à Bonnelles


La longueur de la voie sur le territoire de la commune de Bullion était de 2,4 km pour une longueur totale de la ligne de 85 km..

La voie fut prolongée jusqu'à Châtenay en 1931, le dernier tronçon de 2 km ne fut jamais réalisé, aucun express ne circula donc sur cette ligne.

A partir de 1931, Michelin utilisa la ligne pour effectuer des essais et des démonstrations de ces célèbres «michelines».

 

En 1933, le prototype de l'autorail Bugatti fut aussi testé sur cette ligne.

 

Au début du second conflit mondial, le service voyageurs fut supprimé dès août 1939, puis rétabli en septembre. Le dernier train de voyageurs circula en juin 1940.

A partir de 1942, la ligne fut utilisée par les allemands pour acheminer leurs convois militaires.

Dès mars 1944, les alliés bombardèrent ou dynamitèrent de nombreux viaducs, ponts et équipements pour empêcher son utilisation par les allemands.
La ligne devint inexploitable à la libération compte tenu des dommages subits.

La dépose des voies commença dès 1945. La ligne fut définitivement déclassée en novembre 1953 pour la section Massy-Galardon.

A partir de 1965, le tronçon Gometz la Ville – Limours fut réaménagé pour permettre les essais de l’aérotrain conçu par Jean Bertin.

Que reste-t- il de cette ligne sur la commune de Bullion ?

Dans le sens Bonnelles vers Rochefort en Yvelines, on peut découper le tracé en plusieurs tronçons:

- du pont du chemin d’Aumont à l’extrémité du chemin du Bourgneuf :   le pont d’Aumont sur lequel passait le train est en bon état.
  La voie, en aérien sur un remblai, est restée en l’état, seule la végétation a envahi les lieux.

- le long du chemin du Bourgneuf :   le terrain de la voie a été intégré aux propriétés situées en bordure de ce chemin et de l’ancienne voie.

- les 400m après le pont du Pipeu :   à partir de ce pont, cette partie, en tranchée, est occupée par un stand de tir.

- après le stand de tir jusqu’au niveau du Gué d’Aulne :   la voie toujours encaissée, passe sous un nouveau pont au niveau du Gué d’Aulne.
  Une maison de garde, encore habitée, existait à ce niveau. La voie se pousuit au-delà sur 100m en tranchée.

- après le Gué d’Aulne jusqu’à la rivière l’Aulne :   pour franchir la vallée de l’Aulne, le tracé reprend en aérien sur un remblai dont la hauteur
  dépasse les 10m sur la fin. Le remblai n’existe plus au-delà de la rivière jusqu’au pont suivant de Rochefort en Yvelines.


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Personnalités, sportifs d'hier et d'aujourd'hui

Claude de Bullion (1569-1640)
Il était le fils de Jean de Bullion et de Charlotte de Lamoignon et le petit fils de Claude de Bullion et de Claudine Vincent.
La famille de Bullion était originaire du Maconnais.
Il fut surintendant des finances de Louis XIII (1634-1640), seigneur de Bonnelles, d'Esclimont, de Longchêne, des Carneaux (1611), de Brie Comte Robert, de Crespières et de Wideville (1620).
Il fut aussi baron de Montlouet, de Maule et marquis de Bullion, de Gallardon.
Le 26 juin 1611, il acheta les seigneuries de Boulon et des Carneaux aux descendants de Jean de la Motte (Marguerite et Sydoyne de Vendomois).

En décembre 1621, des lettres patentes du roi Louis XIII lui sont accordées «portant commutation du dit lieu, terre et seigneurie de Boulon en
celui de Bullion.

ll créa le louis d’or le 31 mars 1640

.    

Il mourut d'apoplexie le 22 décembre 1640

Le château de Wideville et son vaste parc sont situés sur le territoire des communes de Crespières et de Davron (Yvelines). Aujourd'hui, une rue de Davron porte le nom de rue de Bullion.


Angélique Faure de Bullion (1593-1662)  épouse puis veuve de Claude de Bullion participa à partir de 1641 au projet de création d’une communauté catholique dans l'île de Montréal en Nouvelle-France (Québec).
En 1645, elle apporta une aide financière très importante à la construction de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Montréal.
A Montréal et au Québec, rue, parc, ferme portent le nom de Bullion en mémoire de celle qui fut une des fondatrices de l'Hôtel-Dieu de Montréal.
En 1953, la construction du pavillon de Bullion de l'Hôtel-Dieu de Montréal et en 1965 la création du canton de Bullion au Québec témoignent encore aujourd’hui la reconnaissance de cette ville à la bienfaitrice que fut Angélique Faure de Bullion.

Il existe aussi une rue de Bullion à Longueuil, agglomération située en face de Montréal sur la rive opposée du fleuve Saint Laurent.


En Louisiane aux Etats Unis, un petit village porte le nom de Bullion.
La Louisiane était aussi un territoire de la Nouvelle France qui comprenait toutes les colonies françaises (du XVIIè au XVIIIè siècle) en Amérique du Nord, de l'embouchure du fleuve Saint-Laurent (Québec) au delta du fleuve Mississipi (Louisiane).

Bullion est situé près de Baton Rouge et était proche du Bayou Manchac.
Bayou Manchac était une des plus importantes voies navigables du sud-est de la Louisiane permettant la liaison entre Baton Rouge et les lacs Maurepas puis Pontchartrain (Maurepas Lake, Pontchartrain Lake).


       Archives du Musée de
  l'Assistance Publique de Paris

   

 

Jean Charles de Crussol (1675-1739),
Il fut le 7ème Duc d'Uzès. Il épousa Anne Marie Margueritte de Bullion, descendante de Claude de Bullion, le 13 Mars 1706.
A cette occasion, le domaine de Bullion fut remis aux ducs d'Uzès qui le conserveront jusqu'à la Révolution.
Le duc d'Uzès en possession des terres de Bullion pendant la révolution ayant émigré, les biens furent saisis et vendus en partie par l'Etat.
La ferme des Carneaux et quelques terres furent rachetées en 1829 dès le retour du Duc puis définitivement revendues en 1935.

  

Le vicomte Alexandre Elisabeth Michel Digeon (1771-1826)
Il est né à Paris le 21 juin 1771.
Il se maria avec Charlotte Clémentine de Saulx-Tavannes (1795-1855) le 21 février 1824.
Il est décédé en son château de Ronqueux à Bullion le 2 août 1826.
Il fut général de division, aide de camp de Charles X .
Il s'illustra pendant les guerres révolutionnaires et impériales.
Le tombeau de la famille Digeon fait partie du patrimoine actuellement répertorié sur la commune de Bullion.
Son nom est inscrit sur le pilier Sud de l’Arc de Triomphe de Paris.

  

L'abbé Cyrille Jean Nicolas Vitry est né le 2 mai 1825 à Vicherey (Vosges)
Curé de Bullion, il a notamment rédigé en 1869 des feuillets manuscrits retraçant l'historique du village.
Les sujets abordés concernent entre autre la paroisse, l'église, le presbytère et la maison d'école.
L'historique de chaque seigneur de Bullion répertorié est ensuite présenté de façon détaillée.

Nina Berberova (1901-1993)  
Romancière russe.
Nina Berberova est née à Saint-Pétersbourg (Russie) en 1901. Elle est décédée à Philadelphie (Etats-Unis) en 1993.
En 1922, avec l'aide d’un poète russe, elle s'exila à Prague.
Après un passage par Berlin, elle se réfugia à Paris en avril 1925.
En 1938, Nina Berberova acheta une maison à Longchêne. Elle y passa les années d’occupation et revendit sa maison en 1948 à Mony Dalmès.
En 1950, elle partit s’installer définitivement aux Etats-Unis où elle enseigna la littérature russe à partir de 1957.

François Lehideux (1904-1998)  
Il était le mari de Françoise RENAULT, nièce de Louis RENAULT, fondateur de l'empire industriel RENAULT.
Il fut secrétaire d'état à la production industrielle de juillet 1941 à avril 1942 dans le gouvernement de l'amiral DARLAN.
Sur le territoire de la commune de Bullion, le domaine de Ronqueux, la ferme de l'Erable, le moulin de Béchereau et le manoir Saint Claude à Longchêne firent partie de ses propriétés.

Jean Tainturier  
Sportif bullionnais de haut niveau, il pratiquait l' athlétisme et fut sélectionné pour les jeux olympiques de 1932.
Son nom a été donné, en 1985, au stade situé entre la salle polyvalente et l'école élémentaire de Bullion.

Mony Dalmès (1914-2006)  
Elle fut une des grandes sociétaires de la Comédie Française de 1942 à 1957.
Mony Dalmès racheta, en 1948, l'ancienne maison de Nina Berberova à Longchêne.
Elle y vécut par période plus ou moins longue de 1948 à 2006.

Robert Paragot, alpiniste aux multiples conquêtes, est né à Bullion en 1927. Son nom a été donné à la salle polyvalente communale
en date du 16 avril 2005.
Il a notamment conquis le Makalu en 1971, un sommet culminant à 8 463 m situé sur la frontière tibéto-népalaise de l’Himalaya.
Le nom de ce sommet a été donné à une rue du village.
Robert Paragot a été promu oficier de la légion d'honneur en 2004.

Xavier Cousseau
Il a passé toute son adolescence à Bullion (rue du vieux pressoir).
Recordman du monde de vitesse en monoski, membre de l'équipe de France: le 14 avril 1995, il dévale la piste de Chabrières à 187,695 km/h.
Il a été 10 fois recordman du monde de vitesse en monoski, le dernier avec 212,260 km/h (Les Arcs, 19 avril 2006)

  


Bullion en Nouvelle France
rue de Bullion à Montréal
parc de Bullion à Montréal
ferme de Bullion au Québec
Bullion en Louisiane
   
   
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Anciennes photos et cartes postales

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l'entrée du pays
vue générale
   

 

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Historique des noms de hameaux, lieux dits et rues de Bullion
 

En zone rurale, l'historique des différents noms de lieux d'une commune (hameau, lieu dit, rue, etc.) repose souvent sur des éléments anciens
 du cadastre.

     Les documents du cadastre

Le plan cadastral  
  Les principales indications portées sur le plan cadastral sont les suivantes :
  - Les limites communales, de sections, de lieux-dits, de parcelles,
  - L'emprise des voies de communications (chemin, route, voie ferrée),
  - L'hydrographie (étang, rivière, ruisseau, ..),
  - Les constructions (bâtiments, édifices publics, …),

  A Bullion, les plans cadastraux initiaux ont été réalisés en: 1825, 1947, 1986.

  Les remembrements des terres ont eu lieu en 1947 et en 1970.

  Le remembrement est une opération qui consiste à regrouper des terres agricoles divisées en de nombreuses parcelles souvent
  dispersées et de petites surfaces dans le but de faciliter leurs exploitations.

  La section est une fraction du territoire communal déterminée de façon à faciliter l'établissement et la consultation des documents
  cadastraux.

  Son périmètre est constitué, dans la mesure du possible, par des limites naturelles (voie de communications, cours d'eau, …).

     carte des sections

  Le lieu-dit cadastral correspond à un groupement de parcelles auquel les habitants ont coutume d'appliquer une certaine appellation qui
  tire son origine soit de la nature du sol ou cultures, soit de sa situation géographique ou encore de la légende.

     tableau des lieux-dits cadastraux

  La parcelle est une portion de terrain d'un seul tenant, située dans un même lieu-dit, appartenant à un même propriétaire ou à une
  même indivision et   constituant une unité foncière indépendante.

  A Bullion, le nombre de parcelles était:
  - en 1825 de 4 620,
  - en 1947 de 2 488,
  - en 1970 de 1 673,
  - en 2007 de 2 640.

La matrice cadastrale (liste des propriétés)
C'est un document récapitulant, pour chaque propriétaire (ou débiteur de l'impôt), les biens qu'il possède dans la commune.

 Hameau / lieu dit

Un hameau est un groupe d'habitations rurales situées en dehors de l'agglomération principale d'une commune.

Un lieu dit est un endroit de faible étendue, dont le toponyme (nom) a souvent trait :
- au relief, à la végétation, à la faune, à la présence de l’eau,
- aux cultures, à une pratique agricole, à une utilisation artisanale,
- à des noms de propriétaires, à un repère,
- à une anecdote.

On fait souvent l'amalgame entre hameau et lieu dit.
Un hameau est toujours habité, ce qui n’est pas forcément le cas d’un lieu dit.

Le hameau et le lieu dit sont considérés comme des "écarts" au niveau de la commune.

A Bullion, les noms des rues, cours, chemins, impasses ont été attribués en 1971 à l'issue d'un concours.
D'autres noms ont été octroyés depuis cette date.
  Certains noms se rapportent :
    - au toponyme (nom) des lieux-dits proches ou desservis,
    - au souvenir d'un personnage,
    - à une anecdote,

La numérotation des habitations au niveau des rues ou routes est métrique, tout en conservant les numéros pairs pour le côté droit (en débutant par l'extrémité la plus proche du centre du village ou du hameau) et impairs pour le côté gauche.

Raison de la numérotation métrique:
Le village de Bullion et ses trois hameaux ont des structures de voirie en étoile, la majorité des rues débute à un carrefour central.
Les constructions des habitations n'ont pas été réalisées chronologiquement les unes à la suite des autres à partir de ce point central. Elles se sont effectuées au fur et à mesure de la vente des différents terrains dans un ordre quelconque.
Pour éviter une utilisation importante des numéros bis et ter, il a été décidé d'adopter une numérotation métrique.


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Liste des voies de communication:

La localisation au niveau du territoire communal (village, nom du hameau) est précisée après chaque nom de voie.

Pour la quasi totalité des voies il possible d'utiliser la fonctionnalité Street View de Google Maps.
Street View offre la possibilité de parcourir une rue avec une vision à 360 degrés. Il existe une vue de ce type tous les 4 m à 14 m suivant la densité de l'habitat.
Toutes les voies ne sont pas accessibles (cour, ruelle, impasse).

Après chaque nom de voie de la commune, il existe un symbole dont la signification est la suivante:
- utilisation complète de la fonctionnalité Street View, le positionnement initial se fait au début de la rue,
- utilisation de Street View pour visualiser l'entrée de la voie à partir d'une autre voie, par contre il n'est possible de s'y déplacer
        (entrée de cour, ruelle, ..),
- Street View ne peut pas être utilisé. Dans ce cas il existe(ra) une photo du lieu.

Pour se déplacer il est possible d'utiliser les flèches sur les photos ou de déplacer le petit bonhomme orange qui se trouve sur la carte située dans le bandeau inférieur droit (qu'il est possible de développer) et de le poser sur les rues qui apparaissent en bleu.
Le déplacement horizontal (360 degrés) et vertical s'effectue en utilisant directement la souris sur la photo.

- Un clic sur le symbole   permet d'afficher une ancienne photo ou carte postale de la rue.

Certaines voies ne font pas partie de la voirie publique et sont repérées par le sigle [VP] Voie Privée.

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cour des Abeilles (village) [VP]     
Un ancien garde champêtre de la commune demeurait dans cette cour. Il possédait des ruches.
rue de l’Acquisition (village)     
Cette rue dessert les habitations du lieu-dit cadastral du même nom.
domaine des Aulnes (village)   
Ce nom a été donné au lieu de construction regroupée de 18 maisons situé dans une clairière du lieu-dit cadastral des Aulnettes.
La construction des habitations débuta en 1990.
route des Aulnettes (village)   
Cette voie longe le lieu-dit du même nom et constitue un tronçon de la route départementale D132 reliant Bullion à Bonnelles.
L'Aulnette est une bande boisée située en zone humide.
lieu dit Aumont   
Ce lieu dit est situé à l'est du lieu-dit cadastral du même nom et du bois d'Aumont.
(ancienne maison de garde du bois d’Aumont)
lieu dit le moulin de Béchereau  
Béchereau aurait pour origine le mot "basche" qui désignait une tranchée pour conduire l'eau.
Ce mot s'est transformé au fil des siècles par pur phonétisme pour devenir "bèche".
La bèche alimente ou inonde les terres qui deviennent des "béchères".
Dans la même logique, le nom "béchereau" sera donné au moulin animé par la "bèche".
chemin de Béchereau (village)    
Ce chemin relie le quartier des Valentins du village au moulin de Béchereau. Ce chemin déssert aussi le lieu-dit cadastral de l'écorche cul.
Il portait d'ailleurs ce nom auparavant.
allée du Bois fleuri (Longchêne)     
Des acacias et de nombreuses variétés de fleurs tapissaient cette partie des côteaux de Longchêne.
ruelle du Boucher (village)   
Il y avait une boucherie dans cette ruelle.
lieu dit la Boulaye  
Le nom désigne un bois de bouleaux.
route de la Boulaye (Moutiers) 
Cette route relie le village au lieu dit la Boulaye et constitue un tronçon de la route départementale D132.
chemin de Bourgneuf (village) [VP]  
Ce chemin proche de l’ancien «chemin du Bourg Neuf » dessert le lieu dit du même nom.
chemin de Broderne (Moutiers)  
Ce chemin dessert le lieu-dit de la Bute Broderne
hameau des Carneaux  
Carneaux signifie "crénaux" en vieux français.
rue de la Chapelle Sainte Anne (Moutiers)      
Cette rue mène à la chapelle Sainte Anne.
rue du Chat noir (Les Carneaux)  
Le Chat noir était le nom d'un café/dancing situé aux Carneaux. Il était équipé d'un piano mécanique.
Le dancing servait de salle de cinéma une fois par semaine. Aujourd’hui la rue adjacente porte ce nom.
chemin de la Chatellerie (village) [VP]  
Ce chemin dessert la partie Ouest du lieu-dit cadastral du même nom.
clos de la Chesnaye (Moutiers) [VP]  
De nombreux chênes prédominent en ce lieu. 
la Clairière (village)  
La Clairière est le nom donné à la construction regroupée de 49 maisons située dans "la clairière (champ)" du bois bordant la route départementale D132 reliant Bullion à Bonnelles. Les constructions furent réalisées entre 1970 et 1974.
Au départ, ces maisons avaient été prévues pour palier un manque de logements concernant les habitants permanents de la commune.
lieu dit la Claye        
Ce lieu dit porte le nom du ruisseau traversant cette partie de la commune.
rue du Clos Clément (Longchêne)  
Cette rue dessert le lieu-dit du même nom. Clément était le nom d'un ancien propriétaire (avant 1825).
route du Clos du Puits (Longchêne)  
Cette rue dessert le lieu-dit du même nom. Il existait un puits à l'extrémité de cette rue, côté place de Longchêne.
rue du Clos des Vignes (Longchêne)      
Cette rue dessert les habitations du lieu-dit du même nom. Il y a 200 ans et plus, les côteaux de Longchêne abritaient de nombreuses vignes.
cour du Coucou (Moutiers)  
Pour sa nidification, le coucou utilise les nids des autres oiseaux.
L'histoire ancienne dit qu'une personne un peu volage, habitant dans cette cour se serait aussi inspirée de cette pratique.
route du Cousin (village)  
Cette route longe en partie le ruisseau du Cousin.
clos de l'Eglise (village) [VP]   
Ce nom a été donné au lieu de construction regroupée de sept maisons situé côté nord-est de l'église.
La construction des habitations a débuté en 2008.
chemin de la Foulerie (village)  
Le chemin déssert le bois des Fouleries (lieu-dit). La Foulerie était un endroit où l'on foulait les tissus de laine, les cuirs.
chemin des Fougères (village)  
x
cour du Fournil (village) [VP]  
Le fournil d'un ancien boulanger de Bullion donnait sur cette cour.
chemin des Framboisines (village)  
Framboisine était le surnom donné à la propriétaire du terrain où sont actuellement édifiées les écoles de Bullion.
Ce terrain était tapissé de framboisiers à l'état sauvage. Les écoliers de Bullion venaient faire la cueillette à la sortie des classes.
lieu dit la Galetterie [accès par le chemin de la Galetterie]    
Ancien moulin à eau.
chemin de la Galetterie (village)  
Ce chemin permet l'accès au lieu dit la Galetterie.
rue de la Garenne (village)  
Cette rue longe le lieu-dit cadastral du même nom.
lieu dit la Grouaille  
Terre caillouteuse où abondent graviers et pierres
rue de la Grouaille (Longchêne)  
Cette rue permet l'accès au lieu dit du même nom.
lieu dit Gué d’Aulne  
Ancien gué sur la rivière Aulne . Ancien moulin à eau. A eu plusieurs écritures au fil des siècles (Guédosne, Guédone, Guédonne).
route du Gué d’Aulne (Moutiers)   
Cette relie route assure la liaison entre Moutiers et le Gué d'Aulne
cour de Guette (village) [VP]  
Cour de l'ancien manoir de Guette.
rue de Guette (village)        
Cette rue est adjacente à l'ancien manoir de Guette
chemin de la Haye de Rochefort (Moutiers)  
Ce chemin dessert le lieu-dit cadastral du même nom qui désignait la haie en limite de la commune de Rochefort en Yvelines.
rue du Lavoir (Longchêne)       
Cette rue est adjacente au lavoir de Longchêne.
hameau de Longchêne  
L'antériorité de Longchêne remonte au moins au XIIIè siècle.
rue du Makalu (village)  
Nom du sommet de l’Himalaya conquit en 1971 par Robert Paragot.
Elle portait le nom de rue des Planches jusqu'en juin 1978.
cour du Marronnier (Longchêne) [VP]  
C'est le marronnier situé à l'entrée de la principale cour de Longchêne qui est à l'origine de ce nom.
L'âge de ce "vieux" marronnier peut être estimé à environ deux siècles.
hameau des Moutiers      
Le nom vient de Moustier qui signifiait monastère. L'antériorité de Moutiers remonte au moins au XIIIè siècle.
ruelle de la Muette (Longchêne)  
Cette ruelle déssert l'ancien lieu-dit cadastral du même nom.
rue de Noncienne (village)     
Cette rue mène au lieu dit "Noncienne" de la commune de Bonnelles
chemin de Noncienne (village)  
Ce chemin est situé en prolongement de la rue Noncienne.
rue des Parts (Longchêne)  
Ce chemin longe le lieu-dit cadastral du même nom.
place des Patagons (village)  
D’après la légende, les joyeux « fêtards » du village ont laissé leur nom à la place des Patagons en raison de leur capacité à festoyer
durant des jourset de la vie de « Patachons » qu'on leur supposait
impasse du Petit Picotin (village)   
Cette impasse porte le nom du café-restaurant et de la salle de danse de Mme Maillebouis qui étaient situés à cet endroit.
Le picotin constituait la nourriture du cheval. L'avoine était chargée dans une "musette" que l'on accrochait derrière les oreilles du cheval)
lieu dit La Picardie    
Nom ancien de cette partie de la commune.
chemin du Pin (village) [VP]  
Un grand pin noir d'Autriche ayant un siècle d'existance est situé en bordure de ce chemin.
chemin du Pipeu (village)  
Surnom donné au propriétaire d'un clos (verger) déservi par ce chemin et qui fumait la pipe.
rue des Prés de la fontaine (Moutiers)   
Cette rue permettait l'accès aux prés situés dans à proximité de la fontaine Sainte Anne.
Impasse des Regains (village)  
Ce nom vient de l'herbe qui repousse dans les prés après une première opération de fauchage. Le foin issu de ces prés était vendu à
la botte par train entier au départ de la gare de Dourdan pour les chevaux de Paris.
route de Rochefort  
Cette route assure la liaison entre Bullion et Rochefort en Yvelines.
Cette route constitue un tronçon de la route départementale D149.
lieu dit Ronqueux   
L'antériorité de Ronqueux remonte au moins au XIIIè siècle.
rue Saint Claude (Longchêne)   
Cette rue est adjacente à l'ancienne chapelle Saint Claude.
rue Saint Vincent (village)  
Cette rue est adjacente à l'église Saint Vincent - Saint Sébastien.
rue des Tilleuls (village)   
Cette rue est bordée de 25 tilleuls le long de l'église.
clos des Valentins (village) [VP]     
Chemin/cour situé aux Valentins
rue des Valentins (village)      
Cette rue déssert l’ancien hameau des Valentins. Elle portait le nom de rue du Général Digeon jusqu'en juin 1978.
route de Vaubersan (village) [VP]  
Cette route longe le lieu-dit cadastral du même nom.
rue de Videlle (Les Carneaux)      
Cette rue mène à l'ancien hameau de Videlle (ou Videl). Le hameau de Videlle comprenait trois fermes et se situait approximativement
au niveau des étables de l'actuelle ferme des Carneaux. Videlle était le nom d'un ancien propriétaire (avant 1825).
rue du Vieux Pressoir (village)      
Au début de cette rue, à droite en allant vers Rochefort en Yvelines, il existait un ancien (vieux) pressoir qui faisait partie du manoir
de Guette.Cette rue constitue un tronçon de la route départementale D149 reliant Bullion à Rochefort-en-Yvelines.

route des Yvelines (Moutiers)  
Cette route mène à la forêt d'Yveline autrefois constituée pour partie du massif forestier de Rambouillet.
Yvelines est aussi le nom du département de rattachement de la commune.
Cette route est un tronçon de la route départementale D132 reliant Bullion à Saint-Arnoult-en-Yvelines.